La Liberty Reserve d’Arthur Budovsky : plongée dans l’obscure préhistoire de Bitcoin

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Nous l’avons vu dans l’article d’introduction : Bitcoin n’est pas sorti de nulle part et a émergé d’un contexte général mêlant technique, idéologie et expérimentations. Au cours de l’article précédent, nous avions découvert e-gold, un système de devise en or numérique, qui fonctionnait entre 1996 et 2009, et qui fut contraint de fermer suite à une décision de justice. Aujourd’hui, nous continuons notre route dans la liste des tentatives de créer une monnaie en ligne et nous allons parler de son principal successeur : le système Liberty Reserve créé par Arthur Budovsky.

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Si l’industrie des devises numériques a connu un important essor à la fin des années 90 et au début des années 2000, elle a par la suite été sévèrement impactée par le renforcement de la surveillance et de la réglementation dans le domaine financier, initié par l’entrée en vigueur du PATRIOT Act en octobre 2001 aux États-Unis. Les différents systèmes, qui fonctionnaient toujours par le biais d’une entreprise centralisée, ont alors dû faire un choix : s’adapter ou périr. Certains, à l’instar de GoldMoney et WebMoney, ont joué le jeu et ont appliqué les directives très restrictives des autorités, ce qui leur a permis de survivre jusqu’à aujourd’hui. D’autres n’ont pas réussi à s’adapter pour des raisons diverses et ont vu leur fonds de commerce fermer, comme e-gold ou e-Bullion par exemple.

À la fin des années 2000, Liberty Reserve était probablement le dernier système populaire de monnaie numérique libre sur Internet. Il permettait de détenir et de transférer des devises indexées sur le dollar étasunien, sur l’euro ou sur l’or. Sa disparition en 2013 a marqué les esprits à tel point qu’il est encore aujourd’hui cité en exemple par les partisans de Bitcoin souhaitant montrer pourquoi les systèmes centralisés ne fonctionnent pas.

Notez que Liberty Reserve ne doit pas être confondu avec le Liberty Dollar, qui était une monnaie privée basée sur des métaux précieux qu’on pouvait retrouver sous forme de jetons d’argent, de billets échangeables contre de l’or ou de l’argent, et d’unités électroniques. Créé en 1998, le Liberty Dollar a d’ailleurs lui aussi été contraint par le FBI de suspendre ses activités après 10 ans d’existence.

L’origine obscure de Liberty Reserve

En raison du nombre de sources limitées dont on dispose, l’histoire de Liberty Reserve est une histoire difficile à raconter. En effet, on en apprend plus des différents rapports de justice que des créateurs de Liberty Reserve qui ont sciemment essayé de cacher leur relation avec le projet. C’est pour cela que le point de vue adopté par la presse généraliste est toujours en leur défaveur et met en avant l’activité illégale qui pouvait être faite de cette monnaie numérique. Bien évidemment ce point de vue n’est pas fondamentalement faux : le but de Liberty Reserve était quelque peu douteux, tout comme les intentions de ses gestionnaires. Cependant, il y avait derrière Liberty Reserve une réelle volonté de créer un système indépendant et de rendre service à des millions de gens dans le monde.

Le fondateur de Liberty Reserve, Arthur Budovsky, naît à Kiev en Ukraine en 1973, d’une mère d’origine allemande et d’un père ukrainien. Ses parents se séparent 2 ans après sa naissance et il est élevé par sa mère, Irina Budovsky, qui se remarie par la suite. La famille émigre en 1990 aux États-Unis à Brooklyn ; il a alors 17 ans.

Peu après son arrivée, il fait la connaissance d’un certain Vladimir Kats dans un camp de vacances, un immigré russe de Saint-Pétersbourg qui a un an de plus. Pendant quelques années les deux jeunes hommes se perdent de vue, années lors desquelles Budovsky se passionne pour l’informatique, refusant de sortir à cause d’une agoraphobie qui s’atténuera avec le temps. Après avoir quitté son lycée, il devient brièvement consultant en informatique.

Arthur Budovsky arrestation espagne 2013
Arthur Budovsky lors de son arrestation en Espagne en mai 2013.

Budovsky reprend ensuite contact avec Vladimir Kats, et ils découvrent qu’ils partagent une passion commune pour l’informatique et, surtout, pour le monde naissant des monnaies numériques. Ils sont notamment profondément intrigués par e-gold, qui servira plus tard de modèle pour Liberty Reserve.

Vladimir Kats est quelqu’un d’unique. Très libéral, il se fait connaître sur Internet sous le pseudonyme Ragnar Danneskjöld, en référence au pirate du roman La grève (Atlas Shrugged) de Ayn Rand, qui est une sorte de Robin des Bois inversé qui “restitue aux riches qui produisent ce que les pauvres leur ont volé” en pillant les bateaux transportant des marchandises issues des rentrées fiscales des États. De plus, le positionnement de Kats est extrême puisqu’il ira jusqu’à défendre “le droit pour chacun de posséder de la pédopornographie” lors de ses discussions avec Budovsky, probablement aussi pour justifier ses propres pulsions pédophiles (qu’il admettra lors de son procès). Cependant, cela n’empêchera pas les deux hommes de se lier d’amitié.

En 2002, désireux de commencer à expérimenter, Arthur Budovsky et Vladimir Kats achètent une plateforme d’échange appelée Gold Age (gold-age.net) à un certain Peter Bradley, ce dernier ayant subi un an plus tôt une descente du Secret Service à son domicile et dans les locaux de son entreprise. Comme le nom l’indique, le site Gold Age permet d’échanger des devises en or numérique telles que l’e-gold, l’e-Bullion et le 1mdc. Les deux acolytes le présenteront comme le “premier fournisseur indépendant de change de devises numériques sur Internet” qui aurait répondu “aux besoins de milliers de clients en devises numériques depuis 1999”.

Gold Age logo

La plateforme fonctionne très bien, le volume traité sur 4 ans représente plusieurs dizaines de millions de dollars et Budovsky et Kats prélèvent des frais allant de 2 à 4 % sur chaque échange. Néanmoins, en 2006, la justice américaine sévit, dégageant au passage un flou juridique autour des agents d’échange de devises numériques : l’activité à laquelle s’adonnent les deux hommes est déclarée illégale. Le 27 juillet 2006, le bureau du procureur du district de Manhattan met en examen Budovsky, Kats et leur société Gold Age Inc. pour transfert d’argent illégal. Plus de 2 millions de dollars d’actifs sont confisqués et les deux individus sont condamnés à 5 ans de probation.

Parallèlement à Gold Age, les deux acolytes développent également l’image de marque de Liberty Reserve. Durant ces années-là, Vladimir Kats administre alors le site planetgold.com, où il publie les entretiens qu’il réalise avec les acteurs du milieu de l’or numérique, toujours sous son pseudonyme Ragnar Danneskjöld. En mai 2002, il profite de cette notoriété pour interroger Arthur Budovsky à propos de leur système afin de le présenter au public de manière détournée. Budovsky explique alors :

“Liberty Reserve était à l’origine un service de dépôt fiduciaire pour clients privés engagés principalement dans le commerce international d’import-export. Nous fonctionnons depuis environ trois ans et n’avons décidé que récemment d’élargir Liberty Reserve à une monnaie numérique. […] Je voudrais ajouter que j’ai été agréablement surpris de l’idée révolutionnaire derrière e-gold. Je dois admettre que c’est e-gold qui nous a finalement poussés à réaliser que nous faisions quelque chose de similaire. Nous n’avons juste jamais réalisé, jusqu’à ce que nous voyions e-gold, que quelqu’un ait l’audace de concurrencer la Réserve fédérale et de prétendre que sa monnaie est une meilleure monnaie.”

Liberty Reserve sera donc comme la Federal Reserve, avec pour principe de rester libre. Au-delà de cette bonne intention affichée, Liberty Reserve sera aussi l’occasion pour les deux hommes de devenir très riches.

Liberty Reserve, le dernier survivant

Après l’échec de Gold Age en 2006, et toujours en liberté conditionnelle, Arthur Budovsky se rend au Costa Rica. C’est là qu’il enregistre Liberty Reserve S.A. l’entreprise derrière la plateforme, et qu’il commence à développer sa monnaie électronique avec l’aide de Kats, qui est resté à Brooklyn. Alors considéré comme un paradis fiscal et un lieu facilitant le blanchiment d’argent, le Costa Rica semble être l’endroit idéal pour éviter les interventions du gouvernement américain.

De plus, Budovsky se marie à une Costaricaine en juin 2008 dans le but d’obtenir la nationalité du pays. Il s’agit d’un mariage de complaisance comme le prouvera, quelques années plus tard, le mariage de Budovsky avec un homme néerlandais du nom de Gleb Pavlukhin sans avoir divorcé de sa femme au préalable.

Tout comme son acolyte, Budovsky utilisera un faux nom pour éviter d’éveiller les soupçons chez les autorités ou chez ses clients. Ainsi, il s’appellera tour à tour Arthur Belanchuk, Eric Paltz, et Joul Lee. Différentes sociétés de façades seront utilisées pour brouiller les pistes, et la Global Digital Currency Association, association possédée par Budovsky et Kats, leur servira à légitimer leurs opérations.

Le système développé par Liberty Reserve n’est pas révolutionnaire et s’inspire grandement des systèmes existants, mais a l’avantage d’être fonctionnel. Tout comme e-gold, la création d’un compte ne requiert que de remplir un formulaire sur le site web et de fournir une adresse de courriel. Les clients n’ont pas besoin de confirmer leur identité, et leur compte est identifié grâce à un numéro de compte du type U6943429.

Liberty Reserve logo

Comme on peut le lire sur le site dès 2004, la proposition de valeur de Liberty Reserve est d’offrir à ses client la possibilité d’envoyer et recevoir instantanément des transactions non réversibles, n’importe où dans le monde, pour des frais réduits. En particulier, Liberty Reserve permet aux personnes non bancarisées d’accéder à un service financier.

On peut s’y échanger des dollars (LR-USD), des euros (LR-EUR) et des grammes d’or (LR-gold). Selon Budovsky, “les fonds des clients de Liberty Reserve sont protégés par un trust offshore, et sont à tout moment garantis à 100% en dollars américains pour les comptes LR-USD, en lingots d’or pour les comptes LR-gold et en euros pour les comptes LR-EUR.” En outre, ce sont plus de 200 services de change indépendants qui s’assurent de la bonne liquidité des devises.

Les différents sites web qui acceptent Liberty Reserve incluent des plateformes de trading pour le Forex, des commerces en ligne, des casinos numériques, des fournisseurs de services sur Internet (adresses courriel chiffrées, VPN, etc.) Il était même possible d’acheter du bitcoin avec Liberty Reserve sur les toutes premières plateformes d’échange, y compris sur Mt. Gox !

Cependant, c’est l’activité illégale qui est la plus développée. En effet, Liberty Reserve garantit un certain niveau de confidentialité et s’engage à ne pas se mêler des opérations de ses clients. “La direction de Liberty Reserve ne sera jamais juge et partie pour déterminer quels comptes sont bons et lesquels sont mauvais”, affirme Budovsky. De cette manière, contrairement à e-gold, Liberty Reserve laisse faire, et ceci en toute connaissance de cause puisque Arthur Budovsky sait très bien “qu’une meilleure monnaie attire les voleurs” d’après ses propres mots. C’est pour cela que de nombreuses activités hors-la-loi passeront par la plateforme, dont notamment la fraude à la carte bancaire exploitant l’irréversibilité des transactions de Liberty Reserve.

Liberty Reserve est également utilisé pour accéder à des programmes d’investissement à haut rendement (HYIP en anglais) qui ne sont généralement que des systèmes de Ponzi. En témoigne l’entrevue qu’Arthur Budovsky accorde au blog Protect Gold, un site spécialisé dans le suivi de tels programmes.

L’inculpation de e-gold en avril 2007 et sa fermeture profite grandement à Liberty Reserve qui peut prendre la relève, et qui devient le système libre le plus populaire dès la fin de l’année. Liberty Reserve va alors connaître un succès grandissant. Comme le décrit l’acte d’accusation de mai 2013 :

“Grâce à la contribution des prévenus, Liberty Reserve est devenue l’une des principaux moyens par lesquels les cybercriminels du monde entier distribuent, stockent et blanchissent le produit de leur activité illégale. En effet, Liberty Reserve est devenue une plaque tournante financière de la cybercriminalité, facilitant un large éventail d’activités criminelles en ligne, y compris la fraude par carte de crédit, l’usurpation d’identité, le piratage informatique la pédopornographie, et le trafic de stupéfiants. Étant donné que la quasi-totalité des activités de Liberty Reserve dérivent d’activités criminelles présumées, la portée de la conduite illicite des prévenus est impressionnante. Estimée à plus d’un million d’utilisateurs dans le monde, dont plus de 200 000 aux États-Unis, Liberty Reserve a traité plus de 12 millions de transactions financières annuellement, pour un volume combiné de plus de 1,4 milliards de dollars. Dans l’ensemble, de 2006 à mai 2013, Liberty Reserve a traité environ 55 millions de transactions financières distinctes et aurait blanchi plus de 6 milliards de dollars de produits résultant d’activités criminelles.”

Ainsi, Liberty Reserve obtiendra des résultats impressionnants, même si ceux-ci ne représenteront que la moitié de ce qu’était e-gold à son apogée en 2006.

La descente aux enfers de Liberty Reserve

Les complications débutent en 2009. Les autorités costaricaines, et en particulier la Superintendencia General de Entidades Financieras (SUGEF), prennent conscience de l’importance de Liberty Reserve. Budovsky est alors contraint d’essayer d’obtenir une licence, mais elle est refusée, la SUGEF déplorant l’absence de procédure anti-blanchiment et le manque de transparence sur la fondation de l’entreprise.

À côté de cela, il se dispute avec son acolyte Vladimir Kats, ce qui mène les deux hommes à couper les ponts. Budovsky donne plusieurs millions de dollars à Kats à la manière d’une indemnité de licenciement, et Kats s’éloignera de Liberty Reserve jusqu’au procès. À cette époque, Budovsky n’est pas tout seul à gérer l’entreprise, mais cela impactera ce qui se passera par la suite.

En 2011, les choses deviennent sérieuses. Le 7 mars, les autorités du Costa Rica ouvrent une enquête, enquête durant laquelle auront lieu plusieurs saisies des fonds des comptes en banque de Liberty Reserve. En novembre 2011, le FinCEN américain délivre un avis affirmant que la plateforme est “actuellement utilisée par les criminels pour effectuer des transactions anonymes”.

Arthur Budovsky essaie de lutter. Il renonce à la nationalité étasunienne pour échapper aux forces de l’ordre des États-Unis. N’ayant pas réussi à obtenir de licence au Costa Rica, il tente également de délocaliser Liberty Reserve en déplaçant l’entreprise vers Chypre, et en dispersant les fonds vers des comptes à Hong Kong, en Chine, au Maroc, en Australie et en Espagne. Cependant, cette délocalisation lui coûte cher puisque le gouvernement costaricain réussit à saisir environ 19,5 millions de dollars.

En mai 2013, Liberty Reserve et ses principaux gestionnaires sont inculpés. Le 24 mai, tous les sites web contrôlés par Liberty Reserve sont saisis par les autorités. Sur le site principal, libertyreserve.com, sur lequel apparaît le célèbre “This domain name has been seized” des agences gouvernementales, qui alerte les utilisateurs du monde entier.

Domain Name Seized

Le même jour, Arthur Budovsky est arrêté avec l’un de ses collègues, Azzeddine El Amine, à l’aéroport de Madrid en Espagne. L’opération est coordonnée internationalement et d’autres personnes impliquées sont arrêtées le même jour : Vladimir Kats et Mark Marmilev sont interceptés à Brooklyn, New York ; Maxim Chukharev est arrêté au Costa Rica. Toutefois, Ahmed Yassine Abdelghani et Allan Esteban Hidalgo Jimenez, également inculpés, restent en fuite au Costa Rica.

Après près d’un an et demi de détention, en octobre 2014, Arthur Budovsky est extradé de l’Espagne vers New York aux États-Unis, où se déroule son procès.

Procès Arthur Budovsky 2016
Représentation du procès d’Arthur Budovsky.

Lors de son procès, Arthur Budovsky tente de se justifier, mais il croulera sous les preuves et les dépositions. Le 29 janvier 2016, il plaide finalement coupable pour blanchiment d’argent, et, le 6 mai, il est condamné à 20 ans de prison ferme. La juge Denise Cote note qu’il n’exprime aucun “remords véritable”.

Vladimir Kats, jugé quelques jours après, écope de 10 ans d’emprisonnement, notamment grâce à sa coopération avec le gouvernement et son témoignage contre Budovsky. Leurs autres complices sont condamnés à des peines d’emprisonnement de quelques années.

Toute cette histoire se finit donc mal pour Budovsky qui continue de purger sa peine aujourd’hui. La fermeture de Liberty Reserve fera couler beaucoup d’encre dans la presse internationale, y compris en France et pertubera grandement tous ses clients, à l’instar des courtiers et des tradeurs du Forex qui s’étaient habitués à l’utiliser comme moyen de paiement.

Après Liberty Reserve, aucune autre plateforme non réglementée n’arrivera à obtenir le même succès, voyant à quoi mène ce genre d’expérimentations. C’est ainsi que certains utilisateurs du service se tourneront vers d’autres services plus réglementés comme Paypal, GoldMoney ou Perfect Money, tandis que d’autres choisiront d’essayer un système de monnaie électronique pair-à-pair apparu entre temps, à savoir, Bitcoin.

Liberty Reserve, la dernière monnaie libre centralisée

Liberty Reserve n’a jamais été le moyen de paiement le plus populaire sur Internet, ni le plus révolutionnaire, mais a été l’un des derniers survivants d’une longue liste de devises numériques centralisées. Son histoire montre que malgré toutes les précautions prises, de la gestion au Costa Rica aux diverses manœuvres pour éviter de se faire remarquer, les agences gouvernementales ont pu réduire à néant le service proposé.

Quoi qu’on pense de l’utilisation frauduleuse qui a été faite de Liberty Reserve, il va sans dire qu’une monnaie libre doit pouvoir être utilisée à des fins illégales. Cependant, les gouvernements, avides de contrôle, ne veulent pas d’une monnaie libre, et se serviront toujours de prétextes comme le “blanchiment d’argent”, le ”financement du terrorisme” ou tout autre élément de persuasion pour contraindre ce genre de service à fermer sans que la population ne s’y oppose.

C’est pour cela que sont nées les solutions décentralisées : pour répartir le risque entre un nombre élevé d’acteurs plutôt que de le concentrer en un point de défaillance unique comme une entreprise. Ces solutions seront développées au même moment que les aventures de e-gold et Liberty Reserve, et mèneront finalement à la naissance de Bitcoin en 2008.

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Pour écrire cet article, je me suis aidé de l’ouvrage de Carl Mullan A History of Digital Currency in the United States sorti en 2016 et qui retrace l’histoire des devises numériques aux États-Unis avant l’apparition de Bitcoin. Je me suis également inspiré du très bon article Bank of the Underworld de Jake Halpen, qui pu correspondre par courriel avec Arthur Budovsky pendant plusieurs mois avant qu’il soit condamné.

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Je suis fasciné par les cryptomonnaies et par l'impact qu'elles pourraient avoir sur nos vies. De formation scientifique, je m'attache à décrire leur fonctionnement technique de la façon la plus fidèle possible.

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