Arnaque aux cryptomonnaies : quand la police infiltre un groupe de Pump and Dump

Ah, le pump and dump ! Cet art de vivre à la crypto, cette ambiance bon enfant entre avertis qui font rentrer de la chair fraiche innocente mais cupide à la recherche de rendements stupides, cette insouciance qui ferait pâlir d’envie les adeptes de la white list éclatée et du fork OHM pourri… Vous l’aurez compris, c’est tout un folklore ! Et si vous êtes là depuis quelques années, vous avez peut-être même déjà connu la grande époque des envolées de feu John McAfee et de son mythique Coin of the Day, pas bien loin de la même mécanique qui aurait rendu jaloux Charles Ponzi lui-même.

Pump and Dunk : quand le piège se referme, il est souvent trop tard

Le média CoinTelegraph se fait le porte-voix d’une histoire tristement banale : celle d’un groupe de pump and dump un peu trop entreprenant, qui a fini par se faire infiltrer par les agents de l’Australian Securities and Investments Commission (ASIC). Mais comment cette autorité australienne s’est-elle retrouvée à s’incruster dans un obscur groupe Telegram, à jouer temporairement avec le feu de shitcoins anémiques, le temps de faire cesser ce drôle de cirque ?

Tout commence lorsque les autorités repèrent un groupe du nom chantant de “Crypto Binance Trading | Signals & Pumps”. Dans ce groupe Telegram, plusieurs milliers de personnes s’accordent pour acheter un shitcoin spécifique en même temps, afin de tenter de gonfler artificiellement sa valeur. Cette augmentation de valeur s’appelle le pump, tandis que la vente de ce jeton maintenant coûteux à des acheteurs naïfs est la phase de dump.

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« Coucou, c’est la police »

Un beau jour, après avoir observé (et enregistré) tout ce beau monde en train de bien s’amuser, se sentant possiblement invulnérables, voilà que l’ASIC adopte une stratégie frontale : nous sommes alors en octobre 2021, et que voient apparaître les membres du groupe sur leurs écrans de mobile ? D’abord un simple message : « ASIC a rejoint le groupe ».

Alors que la panique se saisit de certains membres du groupe, patatras, voilà que le régulateur donne le ton, solide sur ses appuis, avec un message clair et net :

« Les operations de pump and dump utilisées pour faire indûment du profit peuvent être illégales. Nous pouvons voir tous les trades effectués, et nous travaillons à récupérer toutes les identités des traders de ce groupe – quand nous ne les avons pas encore. (…) Vous prenez le risque de finir avec un casier judiciaire, de vous voir infligé des amendes dépassant le million de dollars, et même de finir en prison. »

Les autorités australiennes, qui en ont gros sur le kangourou

L’histoire ne dit pas comment les membres dudit groupe ont fini, mais on se doute qu’au-delà du message bravache, il n’a pas fait bon en faire partie !

La morale de l’histoire, vous ne la connaissez que trop bien, mais on va quand même la répéter : si l’on vous promet quelque chose de trop beau pour être vrai, très souvent, c’est que c’est faux ou une vilaine arnaque ! Pour les pump and dump et autres courses à la liquidité obscure sur des shitcoins sans aucun volume, c’est malheureusement la même chose : en conclusion, ne vous laissez pas trahir par votre propre cupidité, et restez vigilants pour éviter les arnaques !

Les actionnaires des arnaques en cryptomonnaies peuvent effrayer, mais bien accompagnés, il n’y a pas de raison de paniquer ! Inscrivez-vous sans attendre sur FTX et bénéficiez d’une réduction à vie sur vos frais de trading (lien affilié, voir conditions sur site officiel)

Grégory Guittard

Directeur de publication du JDC, Bitcoin Bricoleur, Blockchain-sceptique. Je fais une allergie à la sacro-sainte Blockchain censée nous sauver tous, façon délire christique. La perspective d'un moyen de paiement pair-à-pair, décentralisé et non censurable (Bitcoin) est ce qui me semble réellement révolutionnaire dans la cryptosphère. Si j'ai écrit une énormité, n'hésitez pas à m'envoyer vos remarques et autres vociférations directement à [email protected]

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