Publicité

Économie : Arthur Hayes voit la bulle de l’IA déclencher une crise pire que 2008

Une bulle, une purge, puis la planche à billets. Invité du podcast Unchained, Arthur Hayes décrit (encore une fois) un scénario dans lequel l’endettement lié à l’intelligence artificielle provoquerait une crise financière autour de 2028. Les autorités interviendraient alors pour éviter son extension, au bénéfice de Bitcoin et des autres actifs sensibles à la liquidité. Le cofondateur de BitMEX ne remet pas en cause l’utilité de l’IA. Il estime plutôt que les marchés confondent une technologie révolutionnaire avec les infrastructures immobilières très coûteuses nécessaires à son fonctionnement.

Points clés

  • Arthur Hayes situe vers la mi-2028 une possible crise du financement des infrastructures d’IA
  • Morgan Stanley estime à près de 3 000 milliards de dollars les besoins mondiaux des centres de données entre 2025 et 2028
  • Une partie croissante de ces investissements repose sur la dette et des montages hors bilan
  • Arthur Hayes anticipe une intervention monétaire massive dont Bitcoin pourrait profiter après une première phase de baisse

Pour son premier anniversaire, Steady Lads casse les prix : ‑25% sur l'abonnement annuel, ‑20% sur le mensuel. Analyses de Cara, live hebdo, suivi du portefeuille en direct, tout est inclus. Attention, l'offre ferme dimanche 13 au soir.
<strong>J'accède à l'offre</strong>
J'accède à l'offre

Bulle de l’IA : Arthur Hayes redoute une crise de la dette

Les centres de données réunissent des bâtiments, des raccordements électriques, des systèmes de refroidissement et des processeurs rapidement dépassés. Pour Arthur Hayes, cet ensemble ressemble davantage à un projet immobilier financé par la dette qu’à une entreprise technologique capable de justifier des valorisations très élevées.

La taille du pari donne du poids à cette comparaison. Amazon, Microsoft, Alphabet et Meta devraient investir ensemble plus de 630 milliards de dollars en 2026, principalement dans l’IA, selon Reuters. Morgan Stanley estime par ailleurs que la construction mondiale de centres de données nécessitera près de 3 000 milliards de dollars entre 2025 et 2028, dont environ la moitié ne pourrait pas être couverte par les flux de trésorerie attendus.

L’endettement prend déjà des formes complexes. Meta a conclu avec Blue Owl un accord de 27 milliards de dollars pour financer son centre Hyperion en Louisiane, dont le groupe ne conserve que 20 % du capital. Reuters présente cette opération comme la plus importante transaction de financement privé jamais réalisée par Meta. Le Financial Times a recensé plus de 120 milliards de dollars de dépenses transférées vers des véhicules hors bilan par plusieurs acteurs du secteur.

C’est pourquoi M. Hayes imagine une rupture lorsque les investisseurs cesseront de récompenser l’augmentation des dépenses et exigeront des résultats. Les prêteurs deviendraient alors plus réticents, certains projets ne pourraient plus être refinancés et une partie des dettes reviendrait vers les bilans bancaires.

Il rapproche cette mécanique de la fin de la bulle internet et des dérives du crédit immobilier avant 2008. Le calendrier de 2028 demeure toutefois une hypothèse personnelle. Il évoque notamment une contestation politique croissante contre les centres de données, mais aucun élément ne permet de dater précisément un éventuel retournement.

Arthur Hayes poursuit ses prédictions catastrophistes sur l’économie américaine et mondiale – Source : Compte X

Bitcoin face à la réponse monétaire imaginée par Arthur Hayes

La deuxième partie de sa thèse repose sur la réaction des autorités. Au micro du podcast Unchained, le cofondateur de BitMEX estime que Washington ne laisserait pas s’effondrer un secteur devenu central dans le récit économique américain. Baisses de taux, garanties publiques, rachats d’obligations ou nouvelle expansion du bilan de la Réserve fédérale permettraient alors d’absorber les pertes.

Bitcoin profiterait, selon lui, de cette création de liquidité grâce à son offre plafonnée. Il considère même que l’IA a capté depuis 2025 une partie des capitaux qui auraient autrement rejoint les cryptomonnaies. L’éclatement de la bulle finirait donc par inverser le mouvement.

La première réaction pourrait néanmoins être brutale. En mars 2020, Bitcoin avait perdu près de la moitié de sa valeur en une semaine lors de la ruée mondiale vers le dollar. Les interventions monétaires et budgétaires avaient ensuite accompagné son ascension jusqu’à 69 000 dollars en novembre 2021, sans en constituer l’unique cause.

Le scénario d’Arthur Hayes ne promet donc pas une hausse immédiate. Il décrit d’abord une crise de liquidité susceptible de faire chuter Bitcoin, puis une intervention publique qui favoriserait son rebond. L’enchaînement est cohérent avec sa lecture monétaire habituelle, mais 2028 reste une fenêtre spéculative, pas la date déjà inscrite du prochain krach.

Cela fait un an que vous suivez peut-être les analyses de Cara sur le Journal du Coin. Steady Lads, c'est la version complète : un portefeuille public suivi en temps réel, chaque position expliquée, un live chaque mardi et une communauté active pour échanger. Jusqu'au dimanche 13 inclus, profitez de l'offre anniversaire à prix réduit !
<strong>Profiter de l'offre anniversaire</strong>
Profiter de l'offre anniversaire

Ben Canton

Avec une formation en littérature et en langues, j’aime mêler l’analyse rigoureuse au goût des idées pour décrypter les grands enjeux économiques et (géo)politiques liés aux cryptomonnaies. Depuis 2021, j’écris pour le Journal du Coin où je me concentre sur des sujets comme le Bitcoin, les MNBC, la tokenisation des RWA et plus largement les mutations stratégiques du Web3. Lecteur passionné, curieux du monde et des rapports de pouvoir qui le structurent, je m’efforce de rendre ces thématiques accessibles à tous, avec une attention particulière pour les projets pensés pour le grand public.

Journal du Coin
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.