
Minage de Bitcoin : chute libre du charbon et ascension fulgurante des énergies renouvelables
Le Bitcoin est fréquemment pointé par ses détracteurs pour sa consommation énergétique. Selon eux, Bitcoin ne serait qu’une affreuse machine à polluer. Ce n’est pas faute de leur expliquer qu’une bonne partie des infrastructures de minage tirent parti d’énergies renouvelables. Mais cela ne change malheureusement rien à leur perception. Heureusement, nous avons désormais une nouvelle étude qui étaye cette réalité et démontre même une nette amélioration de la situation.
- Une étude récente a révélé que la part des énergies renouvelables dans le minage de Bitcoin a doublé depuis 2011, atteignant près de 41 %.
- L’utilisation du charbon pour le minage de Bitcoin a chuté de façon spectaculaire, passant de 63 % en 2011 à seulement 20 % aujourd’hui.

Minage de Bitcoin : La part de l’énergie renouvelable a doublé depuis 2011
MiCA Crypto Alliance, une alliance qui vise à aider les acteurs de l’industrie crypto à se conformer aux réglementations européennes. En parallèle, celle-ci propose diverses analyses, dont des analyses climatiques concernant le minage de BTC.
« Nous lançons la MiCA Crypto Alliance, qui rassemble l’industrie dans l’intérêt de la coordination, de l’établissement de meilleures pratiques et de la réduction des coûts. Tout en garantissant l’accès aux meilleures données climatiques sur les cryptomonnaies. »
Cette semaine, celle-ci a publié un rapport sur l’empreinte de Bitcoin en matière d’énergie renouvelable, ainsi que les recommandations pour 2030.
Ce rapport nous apprend que la part des énergies renouvelables pour le minage de Bitcoin a doublé depuis 2011. Passant de 20 à près de 41 % de la consommation totale.
À terme, l’alliance estime que cette valeur pourrait atteindre 70 % d’ici à 2030. En effet, cela serait une conséquence des incitations économiques ainsi que des changements de politiques à l’échelle mondiale.

Le charbon en déclin
De son côté, l’utilisation du charbon pour le minage de Bitcoin est en chute libre. En 2011, il représentait 63 % de l’énergie contre seulement 20 % aujourd’hui.
« Cela témoigne d’une transition plus large vers l’abandon des combustibles fossiles. »
Ainsi, bien que l’activité de minage soit gourmande en énergie, les entreprises se tournent de plus en plus vers de solutions plus abordables et renouvelables.
« Les mineurs de crypto se tournent de plus en plus vers des sources renouvelables plus rentables comme l’éolien, le solaire, l’hydroélectricité ou même les déchets énergétiques. À mesure que l’efficacité énergétique s’améliore et que les gouvernements investissent dans des infrastructures durables, le minage de bitcoins est en passe de devenir un modèle d’innovation verte. »
Du moins, les énergies carbonées sont en déclin chez les mineurs, mais pas à l’échelle mondiale. Selon l’IEA, la consommation d’énergie carbonée a atteint de nouveaux sommets en 2024. Sans surprise, la Chine et l’Inde sont les deux plus gros consommateurs d’énergies fossiles.

De leur côté, les mineurs de BTC font face aux aléas de la bourse. Ainsi, les principales entreprises cotées ont perdu 25 % de leur capitalisation en mars.
