Le choix d’Amazon pour le crypto euro divise au sein de l’Union européenne

Refuser une folie – Manifestement, le choix d’Amazonun acteur privé, non-européen, et en situation de monopole mondial dans son secteur – ne passe pas en tant que parrain de l’euro numérique. Ce blocage s’annonçait pourtant évident, sauf peut-être dans la tête des technocrates de la Banque centrale européenne (BCE), qui ont fait ce choix fou. La fronde contre Amazon se met en place.

Amazon derrière l’euro numérique, ou comment pousser à la révolte

Le 16 septembre 2022, la Banque centrale européenne a surpris son monde en révélant la présence d’Amazon parmi les partenaires stratégiques de son futur euro numérique. Cette entreprise américaine a pourtant bel et bien été choisie pour s’occuper des paiements e-commerce dans ce futur crypto euro (qui n’a en fait rien de « crypto », vu sa forte centralisation).

Comme le rapporte notamment CoinDesk, plusieurs membres du Parlement européen ont vigoureusement contesté la décision de la BCE. Certains faisant notamment allusion à l’amende record de 746 millions d’euros écopée par Amazon pour avoir enfreint des règles de confidentialité et de protection des données personnelles.

La député européenne Stéphanie Yon-Courtin a également critiqué le choix d’Amazon par les banquiers centraux en terme de risques d’ingérence étrangère :

« Comment expliquez-vous vraiment ce choix ? En juillet 2022, vous disiez à propos de l’euro numérique qu’il protégerait l’autonomie stratégique des paiements européens, et la souveraineté monétaire. (…) Trois mois plus tard, on nous annonce que [l’américain] Amazon a été choisi parmi 54 entreprises. »

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Les mêmes craintes que pour le Libra/Diem de Facebook (Meta)

Le député Ernest Urtasun à quant à lui fustiger la décision de la BCE pour les risques de position hégémonique que l’euro numérique pourrait donner à une multinationale comme Amazon. Il a demandé à Fabio Panetta, membre du directoire de la BCE, de revoir sa copie :

« J’aimerais savoir si vous envisagez de réviser cette décision. (…) L’implication de la grande entreprise américaine Facebook dans un projet de cryptomonnaie [Libra/Diem] a suscité une forte opposition. (…) Ce projet d’euro numérique – qui est essentiel et que le Parlement a soutenu – risque de démarrer avec un très fort manque de crédibilité. »

Non, décidément, si les banquiers sont enthousiastes, les politiques craignent le pire en confiant la future monnaie numérique de banque centrale (MNBC) de l’Europe entre les mains du géant étasunien.

Plus inquiétant encore, pensant défendre la décision de sa banque centrale, Fabio Panetta, a expliqué qu’Amazon ne reçoit « pas de récompense financière » pour son travail sur l’euro numérique. Mais, alors pourquoi cette multinationale tentaculaire va dépenser de l’argent pour l’e-euro ? Eh bien, cette expression populaire est peut-être un indice : « Si c’est gratuit, c’est que vous êtes le produit ».

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Rémy R.

Issu d’une formation universitaire en Sciences, je m’intéresse aux blockchains et à Bitcoin depuis 2013 et en ai même miné à l’époque. La bulle qui s'en est suivie m'en a détourné, mais je m'y suis replongé depuis 2017 et les étudie depuis avec passion.

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