En Allemagne, la “révolution blockchain” est en marche

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L’homologue allemand de l’AMF , la BaFin (Bundesanstalt für Finanzdienstleistungsaufsicht- Autorité fédérale de supervision financière) a récemment fait connaître son point de vue sur la blockchain et la qualifie de « révolutionnaire ».

C’est durant un colloque organisé dans la capitale allemande mardi dernier que le directeur de la surveillance financière, Felix Hufeld, a souligné le fort potentiel sur lequel repose la blockchain, mais aussi la pléthore d’applications qui pourraient bien bouleverser l’ensemble du secteur financier. Malgré le battage médiatique incessant autour du prix du bitcoin et du boom des levées de fonds via les ICO, la capacité de la blockchain à favoriser les applications distribuées « pourrait être révolutionnaire ».

Parlant au nom de la BaFin, il affirme que « ces applications ne sont pas seulement protégés des défaillances des ordinateurs individuels ou bien même des fournisseurs, mais elles favorisent en plus le développement d’une “économie de la blockchain” ».

De plus, le directeur de la BaFin n’hésite pas à pointer du doigt les secteurs dans le monde manquant d’« institutions dignes de confiance ou de mécanismes de contrôles efficaces » telles que le commerce extérieur ou l’aide au développement.

En avril, Hufeld et le vice-président de la Commission européenne, Andrus Ansip, argumentaient sur le fait que l’Europe devait rester ouverte à toute technologie disruptive et « bienveillante ». De son coté, Ansip a appelé les gouvernements de l’Union européenne à jouer un rôle de premier plan dans le monde en matière d’innovation numérique, notamment en soutenant les technologies blockchain. Quant à Hufeld, il déclare qu’il « ne veut pas tuer l’innovation ».

Au même moment que la FINMA en Suisse, la BaFin avait elle aussi publié en février ses nouvelles directives concernant les ICOs, mentionnant dans la foulée sous quelles conditions les tokens seraient considérés comme des titres financiers; et tout comme ses voisins helvètes, une étude des dossiers au cas par cas sera conduite pour déterminer le statut juridique de ces fameux tokens.

Sources : CoinDesk ; Grunderszene ; BaFin|| Image from Shutterstock ; Wikipédia

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Jean-Armand Figeac
Jean-Armand est basé en Suisse depuis maintenant 5 ans. Son intérêt marqué pour les fintechs a émergé durant son parcours professionnel et universitaire acquis sur quatre des cinq continents.

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