Blockchain chaîne de blocs 3

Consensus & blockchain : découvrons le proof of transfer

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Cette mini série d’articles vous est proposée par l’équipe de rédacteurs de Morgan Richaud, responsable rédaction chez KryptoSphere. Kryptosphere est la première association étudiante en France spécialisée dans la Blockchain et les cryptomonnaies. Son but est de vulgariser et démocratiser cet univers auprès du grand public.

La semaine précédente, le Proof of Burn était à l’honneur; mais aujourd’hui nous n’allons pas trop nous éloigner de ce dernier, puisque nous allons traiter du Proof of Transfer de Blockstack, présentant des similarités, tout en ayant ses propres différences.

Le PoX, un proof of burn 2.0 ?

Blockstack est une entreprise Web 3.0, travaillant à créer un Internet décentralisé. À l’instar d’Ethereum, Blockstack souhaite passer à la version 2.0 de sa blockchain “Stacks” en 2020. Au début, l’entreprise souhaitait utiliser le Proof of Burn comme mécanisme de consensus, mais cela posait quelques problèmes, notamment au niveau de la sécurité. De ce constat est partie l’idée de se servir du PoW de Bitcoin pour sécuriser la blockchain Stacks. Même si en théorie le PoX fonctionne avec d’autres cryptos utilisant le proof of work, c’est Bitcoin qui a su s’ériger en tant que norme de sécurité quasi-infaillible.

Le Proof of Transfer (PoX) est la méthode proposée pour Stacks 2.0.

Blockstack logo

Son fonctionnement s’inspire de plusieurs méthodes de consensus mais on peut le résumer en 2 grandes parties :

  • Tout d’abord, les mineurs de Blockstacks vont participer au réseau en envoyant des bitcoins vers une adresse de séquestre. Même si l’élection du mineur est assurée par une fonction aléatoire vérifiable (VRF), la quantité de bitcoins envoyée influence le résultat, où une contribution importante favorise le gain de la récompense. La différence avec le PoB est que les bitcoins ne sont pas perdus ! Le mineur sélectionné remportera la récompense que sont des nouveaux STX (stacks tokens) ;
  • La deuxième catégorie sont les stacks holders : ils vont participer en conservant leur tokens sur leur wallet et ainsi permettre de s’assurer qu’on est sur le bon fork de la chaîne. En échange, ils seront récompensés avec les bitcoins que les mineurs ont envoyés. (NB : Pour être éligible à la récompense il faut posséder 94 000 STX, soit environ 15 000 $).

L’intérêt principal de ce procédé est de combiner les différentes forces de chaque méthode de validation existante pour pouvoir sécuriser une blockchain naissante. Ici, les tokens ne sont pas perdus et sont réutilisés, ce qui permet au PoX d’être une solution plus économique que le PoB. Pour faire écho à mon premier article, toutes les parties prenantes de ce système ont un intérêt économique pour leur investissement. Enfin, si cette méthode est acceptée pour Stacks 2.0, les développeurs pourront se servir d’une référence open source de PoX ancrée à Bitcoin pour pouvoir continuer à améliorer ce mécanisme de consensus ou simplement l’utiliser pour leur propre blockchain.

Le Proof Of Transfer a pour ambition de permettre à n’importe quel projet de développer sa blockchain, qui sera sécurisée par une autre, telle que celle de Bitcoin. Néanmoins, il est important de souligner que cette méthode n’a pas encore été mise en service et est encore très récente, seul le temps nous confirmera la viabilité de cette idée de Blockstacks. En parlant de temps qui passe, nous détaillerons la semaine prochaine le Proof Of Elapsed Time…

Image : Yurchanka Siarhei/Shutterstock.com

Morgan Richaud
Etudiant en école de commerce, j'ai rejoint l'association Kryptosphère cette année en tant que Responsable Rédaction à Marseille. J'ai connu le Bitcoin et la Blockchain en 2017, avant la bulle même si cette dernière m'a encore plus motivé à découvrir cet univers fascinant.

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