Blockchain : le nouvel amour officiel du gouvernement chinois

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« La valeur de la blockchain est dix fois plus élevée que celle de l’Internet ». C’est par ces mots que la Télévision Centrale de Chine (CCTV), le principal télédiffuseur contrôlé par le gouvernement, décrivait la semaine dernière la technologie décentralisée.

Il s’agissait de la première diffusion (vidéo en chinois) du puissant média d’État destinée à informer une large audience sur les avantages et les valeurs de la blockchain.

Ce changement de ton peut paraître assez surprenant. La Chine avait en effet interdit en fin d’année dernière les exchanges de cryptos ainsi que les ICOs. Pourtant, le pays semble s’ouvrir de plus en plus et de manière officielle à la technologie.

XI Jiping, Président de la république populaire de ChineAinsi, lors d’une conférence académique annuelle à l’Académie des Sciences Chinoises tenue en fin mai, le président chinois Xi Jinping a mentionné pour la première fois publiquement sa vision de l’impact de la blockchain dans un discours :

« Depuis le début du 21ème siècle, l’innovation scientifique et technologique mondiale est entrée dans une période d’activité intense sans précédent… Une nouvelle génération de technologie représentée par l’intelligence artificielle, l’information quantique, les communications mobiles, l’Internet des objets et la blockchain accélère des applications révolutionnaires. »

Ce n’est pas tout. Un peu plus tôt au début du mois de mai, le Conseil des Affaires d’Etats chinois avait rendu une ordonnance afin d’inciter les autorités locales à accélérer le développement de la technologie blockchain.

Cette ordonnance propose une série de stratégies pour approfondir la réforme et l’ouverture de la zone de libre-échange pilote de la province de Guangdong, qui intègre Hong-Kong et Macao, et a pour objectif de construire un marché ouvert vers le monde et de mieux servir la Chine continentale.

D’après ce document, il s’agit de :

« Construire un marché régional des actions dans le Guangdong, selon l’ouverture du marché des capitaux, l’introduction en temps opportun de Hong Kong, Macao et les institutions d’investissement internationales à participer à des transactions. Nous développerons vigoureusement la technologie financière et accélérerons la recherche et l’application des technologies blockchain et big data dans le cadre de la conformité légale. »

Pourtant, si la Chine semble s’ouvrir sur la technologie blockchain, elle a déjà signalé clairement qu’elle n’est pas intéressée par les cryptomonnaies. Son intérêt semble donc se porter plus sur les blockchains privées que sur les blockchains publiques. Mais le fondement de cette stratégie est peut-être plus politique. En interdisant les cryptomonnaies, la Chine rejette les concepts fondamentaux généralement associés à la technologie blockchain tels que la libre circulation des capitaux et l’argent non-contrôlé par les gouvernements. Et c’est à ce titre que Xu Hao, un haut fonctionnaire chinois, a mis les choses au clair :

« Quand on parle de blockchain, beaucoup de gens parlent de décentralisation. J’aimerais apporter un petit changement au mot. Je pense que l’essence de blockchain est la désintermédiation. Il n’y a aucun moyen de se débarrasser d’une centralisation. »

Source : CoinDesk || Image from Shutterstock

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Alex P
Issu du monde des relations internationales, je travaille depuis plusieurs années dans le milieu du développement international et de l’humanitaire. Mon intérêt pour la blockchain est surtout orienté vers l’utilisation de cette technologie pour servir le bien commun et améliorer les conditions de vie des plus démunis.

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