Bitcoin et IA : Le scénario de crise d’Arthur Hayes pour 2026
« This is fine ». Dans son dernier essai intitulé The Fire Alarm, l’ancien PDG de BitMEX, Arthur Hayes, dresse un constat saisissant : Bitcoin agirait actuellement comme un « détecteur de fumée » pour la liquidité mondiale. Alors que l’indice Nasdaq 100 semble ignorer les signaux de ralentissement, le BTC montre une divergence notable, suggérant l’imminence d’un événement de destruction de crédit massif. Pour Arthur Hayes, ce décrochage n’est pas une simple correction technique, mais l’annonce d’une phase de déflation brutale provoquée par l’adoption rapide de l’intelligence artificielle au sein des entreprises.
- Arthur Hayes a déclaré que Bitcoin agit comme un « détecteur de fumée » pour une liquidité mondiale en déclin, annonçant une phase de déflation brutale.
- Il a révélé que l’intégration rapide de l’intelligence artificielle menace l’emploi, ce qui pourrait entraîner des défauts de paiement massifs et un choc systémique bancaire.
L’IA et la fragilisation du système financier selon Arthur Hayes
Selon l’analyse d’Arthur Hayes, l’intégration de l’IA menace directement l’emploi de millions de « travailleurs du savoir ». Contrairement aux crises industrielles passées, la transition actuelle affecte des actifs numériques traitables à la vitesse de la lumière, ce qui pourrait accélérer les pertes d’emploi de façon non linéaire.
Il estime qu’une réduction de 20 % de cette main-d’œuvre qualifiée aux États-Unis entraînerait des défauts de paiement massifs sur le crédit à la consommation et les prêts hypothécaires, créant un choc systémique pour le secteur bancaire. Le modèle présenté par l’auteur suggère que le système bancaire américain pourrait faire face à des « pertes cumulées de 557 milliards de dollars ».
Une telle dépréciation représenterait une réduction de 13 % des fonds propres totaux des banques commerciales. Arthur Hayes souligne que si les institutions « trop grandes pour faire faillite » (Too Big To Fail) resteront debout, de nombreuses banques régionales pourraient voir leurs ratios de capital s’effondrer, déclenchant une fuite des dépôts et un gel des marchés du crédit.

Bitcoin : Entre signaux de marché et inertie de la Réserve fédérale
Arthur Hayes appuie sa thèse sur plusieurs indicateurs déjà visibles, notamment la sous-performance des logiciels SaaS (IGV) et du secteur de la consommation discrétionnaire par rapport aux biens de consommation de base. Pour lui, le Bitcoin, par sa réactivité immédiate aux conditions de crédit, détecte le risque de déflation avant que la crise ne soit officiellement reconnue par les autorités monétaires.
Cette divergence entre l’or (en hausse) et le bitcoin (en baisse temporaire) confirmerait qu’un événement de risk-off majeur se prépare dans l’ombre du système financier. Malgré ces signes, il anticipe une période de flottement de la part de la Réserve fédérale (Fed), actuellement paralysée par des tensions politiques internes.
L’auteur prévoit toutefois que la Fed finira inévitablement par activer le « bouton Print » de manière massive une fois que la crise bancaire sera devenue incontrôlable. C’est à ce moment précis, lors de l’annonce d’un nouveau programme de sauvetage comparable à celui de mars 2023, que le bitcoin devrait entamer une reprise parabolique vers de nouveaux sommets historiques.
L’évolution actuelle des marchés, telle que décrite par cette forte personnalité de l’écosystème crypto, invite à une vigilance extrême. Si l’IA est une révolution technologique sans précédent, son impact initial sur le crédit pourrait s’avérer destructeur. Pour les investisseurs, la stratégie consiste désormais à rester liquide et réactif, en attendant le signal clair d’un retour massif de la création monétaire pour reprendre des positions sur les actifs à risque.