Bitcoin : Satoshi Nakamoto serait en fait… Adam Back (selon le New York Times)
Le fondateur inconnu. Depuis plus de 17 ans, l’identité du créateur de Bitcoin (BTC) reste l’un des plus grands mystères de l’ère numérique. Sous le pseudonyme de Satoshi Nakamoto, cette figure anonyme a publié le White Paper (livre blanc) du protocole le 31 octobre 2008, avant de lancer ce tout premier réseau blockchain le 3 janvier 2009, puis de disparaître complétement des radars en avril 2011. Ce génie a laissé derrière lui une révolution financière dont la valeur dépasse aujourd’hui les 2 500 milliards de dollars de valorisation (dont près de 1 500 milliards rien que pour Bitcoin). Ce 8 avril 2026, une enquête du New York Times (NYT) relance le débat sur l’identité de Satoshi : elle pointe du doigt Adam Back comme le candidat le plus crédible à ce jour.
- Une enquête du New York Times a relancé le débat sur l’identité de Satoshi Nakamoto, pointant Adam Back comme candidat le plus crédible.
- Des similitudes troublantes entre Adam Back et Satoshi ont été révélées, notamment des « empreintes sociolinguistiques » uniques.
Les indices techniques et historiques qui convergeraient vers Adam Back
Le cryptographe britannique de 55 ans Adam Back, qui est par ailleurs l’actuel CEO de Blockstream, est de nouveau sous le feu des projecteurs en tant que Satoshi Nakamoto potentiel. C’est en tout cas l’avis du journaliste John Carreyrou, qui a mené une longue enquête sur le sujet, publiée aujourd’hui dans le New York Times.
Adam Back a inventé en 1997 le système Hashcash, un mécanisme de preuve de travail par puzzle cryptographique explicitement cité dans le livre blanc de Bitcoin comme base du minage. Satoshi Nakamoto lui-même a contacté Back par e-mail dès 2008 pour discuter de ce concept, avant même la sortie officielle du protocole (un échange qui serait une belle mise en scène pensée longtemps à l’avance, si c’était bien la même personne).
De plus, Adam Back est un cypherpunk de très longue date, ce mouvement des années 1990 qui prônait l’utilisation de la cryptographie pour défendre la vie privée, la décentralisation et l’argent électronique sans intermédiaire. Ses propositions de 1997 à 1999 – rareté monétaire, résistance à la censure, transactions privées – sont presque mot pour mot celles que Satoshi a intégrées dans Bitcoin. L’enquête note aussi un « vide suspect » dans les publications de Back durant la période exacte où Satoshi était actif sur les forums (avant sa disparition en 2011).
L’analyse stylométrique et le déni catégorique du désigné Satoshi Nakamoto
Via un outil d’analyse assistée par ordinateur, les journalistes ont comparé des milliers de messages anciens d’Adam Back avec les écrits de Satoshi (e-mails, posts sur les listes de diffusion et dans le livre blanc). Résultat : des « empreintes sociolinguistiques » uniques – expressions rares, tournures de phrases, tics stylistiques – ne correspondent qu’à une seule personne parmi des centaines de participants aux mêmes listes : Adam Back lui-même.
Dans une série de messages sur X, Adam Back a rejeté avec fermeté toute implication. Il évoque une « série de coïncidences » et accuse l’enquête de « biais de confirmation ». Il insiste clairement : il n’est pas Satoshi Nakamoto, même s’il reconnaît avoir été parmi les premiers à explorer les implications sociétales positives de la cryptographie et de l’argent électronique.
« Je ne suis pas Satoshi (…). Je ne sais pas non plus qui est Satoshi, et je pense que c’est une bonne chose pour Bitcoin que ce soit le cas, car cela aide Bitcoin à être perçu comme une nouvelle classe d’actifs, la marchandise numérique (digital commodity) mathématiquement rare. »
Adam Back
Que Adam Back soit ou non Satoshi Nakamoto, cette enquête ravive le débat sur l’héritage de Bitcoin et sur l’importance de préserver son anonymat fondateur. Elle rappelle aussi que, 17 ans après sa naissance, la plus grande cryptomonnaie du monde continue de fasciner autant par sa technologie que par son mystère originel. En tout cas, 15 ans sans laisser aucune trace/aucun mouvement/aucune réaction qui le trahirait, et avoir pensé à brouiller les pistes avec des échanges d’e-mails Nakamoto-Back avant même le lancement de 2009, cela relève du surhumain ou du génie. Digne du génie de l’invention de Bitcoin ? Mystère.