Bitcoin, l’alternative pour les pays émergents – L’adoption du BTC progresse

Le Bitcoin (BTC) à la rescousse des pays émergents !Déjà en août dernier, les données de Chainalysis sur l’adoption des cryptomonnaies dans le monde montraient clairement une conquête des pays émergents. En effet, les volumes de transactions n’ont eu de cesse d’augmenter dans ces pays au cours de l’année 2021. Et il semble que ce ne soit qu’un début !

Un engouement affirmé autour des cryptomonnaies au Nigéria

Tout d’abord, il convient de relever que le Nigeria a perçu très tôt l’opportunité que peuvent représenter les monnaies numériques pour son économie. D’ailleurs, le 23 octobre dernier la banque centrale du pays a officiellement annoncé le lancement de sa monnaie numérique (MNBC), l’eNaira.

Cette annonce a été faite seulement deux jours après que le média Finder Cryptocurrency Adoption Index ait publié une enquête révélant les pays dans lesquels le taux de possession de cryptomonnaies est le plus élevé. Simple hasard, ou véritable réaction offensive du gouvernement nigérian ?

Peu probable que nous le sachions un jour mais la question est légitime. En effet, l’enquête révèle que le Nigeria se place en pôle position dans ce classement mondial. Ainsi, sur un panel de 2 422 adultes nigérians interrogés, environ 24,2 % ont répondu posséder des actifs numériques. C’est plus du double de la moyenne mondiale estimée à 11,4%.

Classement par pays selon le taux de possession de cryptomonnaies par les citoyens. Le Nigéria est en pole position, loin devant la Malaisie, l’Australie et l’Indonésie qui ne dépassent pas les 18 %. Ce graphique révèle également les cryptomonnaies qui sont les plus plébiscitées.
Classement des pays selon le taux de possession de cryptomonnaies et la composition du portefeuille – Source : Finder Cryptocurrency Adoption Index

Ce graphique met également en exergue que le King des cryptomonnaies – autrement dit le Bitcoin (BTC)se démarque. En effet, 1 propriétaire de crypto sur 4 a déclaré posséder du BTC. Par ailleurs, étonnement le Dogecoin (DOGE) talonne l’Ethereum (ETH) dans les portefeuilles des investisseurs nigérians. L’enquête révèle ainsi :

« Dogecoin est le troisième choix le plus populaire auprès des investisseurs en cryptomonnaies au Nigeria, avec 21,8 % des adultes interrogés qui possèdent cet actif. Cela en fait le 8ème pays sur notre liste de 22 pays, en termes de possession de Dogecoin. »

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L’Iran regorge également de crypto-enthousiastes

Du côté de l’Iran également, les cryptomonnaies ont obtenu l’approbation d’une majeure partie de la population. Hamed Mirzaei le PDG de Bitestan, une plateforme locale d’échanges de cryptomonnaies a déclaré :

« Les transactions crypto quotidiennes des Iraniens sont estimées en moyenne à 181 millions de dollars. (…) Ce montant est plus élevé que les transactions sur le marché de capitaux, ce qui indique l’intérêt croissant des Iraniens pour investir dans les cryptomonnaies. On estime que 7 à 12 millions d’Iraniens en possèdent. »

Sur une population évaluée en 2020 à environ 84 millions, c’est quasiment 10 % des Iraniens qui détiendraient des actifs numériques. Ce ratio est surprenant dans un pays où la réglementation des actifs numériques, ou même la position du gouvernement ne sont pour l’heure pas clairement fixées.

L'Iran est inquiète concernant l'impact du Bitcoin

Plus encore, en mai dernier la Banque Centrale d’Iran (BCI) a conseillé aux investisseurs iraniens d’éviter les marchés d’actifs numériques. Elle a insisté sur la forte volatilité de ces marchés, et sur le fait que ces investissements sont faits à leurs risques et périls. De plus, la BCI a été invitée par Mohammad Baqer Qalibaf, un membre du parlement iranien à édicter des règles précises afin d’encadrer le marché des cryptomonnaies.

Enfin, en raison de ces règles lacunaires, la plupart des grandes sociétés d’exchanges ne proposent pas leurs services aux investisseurs iraniens. Ainsi, ces derniers utilisent majoritairement des plateformes d’échanges locales. Elles regroupent environ 88 % des transactions crypto effectuées par les investisseurs iraniens.

Les cryptomonnaies sont l’espoir d’un renouveau pour les pays émergents. Par exemple, les revenus retirés des activités de minage de Bitcoin en Iran permettent au pays de faire face à l’embargo économique des États-Unis. Par conséquent, les pays émergents prennent une longueur d’avance qui pourra difficilement être rattrapée par les pays industrialisés privilégiant une réglementation cryptocide.

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Margot Marin

Avocate en devenir, j'ai mis un pied dans le monde des crypto grâce à la passion dévorante de mon partenaire de vie. Je me suis finalement pris moi-même de passion pour ce domaine, et plus particulièrement les interactions entre la blockchain et le droit.

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