Bitcoin : 2025, une année paradoxale entre adoption institutionnelle et contre-performance
Une année mitigée. L’année 2025 a été marquée par un paradoxe dans l’écosystème Bitcoin : alors que les fondamentaux n’ont jamais été aussi solides, avec une adoption institutionnelle sans précédent, le prix du BTC a sous-performé par rapport aux autres classes d’actifs. Selon un rapport récent de K33 Research, cette divergence s’explique en partie par la vente massive de bitcoins par les « OGs » (anciens détenteurs), créant une pression baissière sur le marché.
- L’année 2025 a été marquée par une vente massive de bitcoins par les anciens détenteurs, créant une pression baissière sur le marché.
- Paradoxalement, une adoption institutionnelle sans précédent a eu lieu, avec des investissements notables de fonds de pension et grandes banques dans Bitcoin.
Une année de ventes massives sur Bitcoin
En 2025, Bitcoin a donc connu une année difficile malgré des nouvelles positives comme la création d’une réserve stratégique de Bitcoin par les États-Unis. Les anciens détenteurs de bitcoins ont ainsi vendu en masse, profitant de gains accumulés sur des années. Selon K33 Research, 20 % des UTXOs (Unités de Transaction Non Dépensées) de plus de deux ans ont été réactivés depuis janvier 2024, indiquant une liquidation massive par ces fameux « OGs ».
Cette vente a créé un déséquilibre temporaire sur le marché, entraînant une sous-performance de Bitcoin par rapport aux autres actifs comme le S&P 500, le Nasdaq ou même le métal jaune. Le rapport souligne que cette pression vendeuse a cependant été absorbée, et que le marché est désormais détenu par une base plus large d’investisseurs, réduisant le risque de nouvelles ventes massives.

Adoption institutionnelle : un contraste frappant
Paradoxalement, 2025 a également été une année d’adoption institutionnelle majeure pour Bitcoin. Des fonds de pension d’État à Abu Dhabi et au Luxembourg, ainsi que l’université de Harvard, ont alloué entre 1 et 3 % de leur capital à Bitcoin. De grandes banques comme Morgan Stanley et Bank of America ont ouvert leurs portefeuilles opportunistes au BTC, tandis que JP Morgan a commencé à accepter les cryptomonnaies comme garantie de prêt.
Cette adoption a été facilitée par des cadres réglementaires plus clairs aux États-Unis et en Europe, rendant Bitcoin plus accessible aux institutions financières traditionnelles. Cependant, cette « normalisation » du BTC a également conduit certains anciens détenteurs à vendre, percevant cette intégration croissante dans le système financier établi comme une domestication de l’actif.
Malgré une année 2025 marquée donc par des ventes massives de la part des anciens détenteurs, Bitcoin a continué de séduire les institutions. La pression vendeuse s’étant atténuée, et avec une base d’investisseurs plus diversifiée, Bitcoin pourrait bien être prêt pour une reprise en 2026. L’adoption institutionnelle, couplée à des fondamentaux solides, laisse donc entrevoir un avenir prometteur pour la première cryptomonnaie du marché.