Kidnapping d’une magistrate et rançon en cryptomonnaies : 6 suspects arrêtés
Peur sur la ville. La mexicanisation du secteur des actifs numériques franchit un nouveau palier en France. Ce dimanche 8 février 2026, les autorités françaises ont annoncé l’interpellation de six personnes, dont un mineur, suite au violent enlèvement d’une magistrate de 35 ans et de sa mère de 67 ans. Cet incident, survenu dans la Drôme, s’inscrit dans une série noire d’attaques physiques ciblant l’entourage de professionnels de la cryptomonnaie.
- La France a été secouée par l’enlèvement violent d’une magistrate et de sa mère, révélant une montée inquiétante du crime organisé lié aux cryptomonnaies.
- Le phénomène des « Wrench Attacks » a atteint un niveau alarmant en France, exacerbant le risque structurel associé à la détention de cryptos.
Une séquestration de 30 heures et des menaces de mutilation
Le cauchemar a débuté dans la nuit du mercredi 4 au jeudi 5 février à Saint-Martin-le-Vinoux, près de Grenoble, selon France 24. La magistrate et sa mère ont été enlevées à leur domicile par un commando armé, alors que le compagnon de la magistrate — un cadre dirigeant d’une start-up spécialisée dans la cryptomonnaie — était absent. Les ravisseurs ont rapidement envoyé un message de revendication accompagné d’une photo des victimes, exigeant une rançon en actifs numériques.
Pendant près de 30 heures, les deux femmes ont été détenues dans un garage à Bourg-lès-Valence, dans des conditions précaires. Le procureur de Lyon, Thierry Dran, a révélé que les ravisseurs menaçaient de mutiler les otages si le transfert de fonds n’était pas effectué immédiatement. Les victimes ont finalement réussi à s’échapper vendredi matin en tambourinant contre la porte du garage, alertant un voisin qui a pu forcer l’ouverture. Bien que blessées, notamment à la tête pour la magistrate, leurs jours ne sont pas en danger.

La France face à l’explosion des attaques liées à la cryptomonnaie en 2026
Cet enlèvement n’est malheureusement pas un cas isolé. Selon le cabinet de cybersécurité CertiK, l’année 2025 a marqué un tournant avec 72 extorsions physiques vérifiées, une hausse de 75 % par rapport à l’année précédente. La France est devenue un point chaud de cette criminalité organisée et le mouvement semble vouloir s’amplifier ces derniers mois.
La réponse policière a été massive, mobilisant 160 officiers pour cette enquête. Parmi les six suspects arrêtés, deux ont été interceptés alors qu’ils tentaient de fuir en bus vers l’Espagne. Les enquêteurs soulignent que le profil des agresseurs évolue : si les petites mains sont souvent de jeunes délinquants appâtés par le gain, la logistique suggère une structuration croissante en bandes organisées capables de traquer leurs cibles via les réseaux sociaux et les indicateurs de richesse extérieurs.
L’affaire de la Drôme illustre ce qu’il est maintenant convenu d’appeler le « risque structurel » désormais lié à la détention de cryptos. Comme le souligne Angela Ang de TRM Labs, la perception de l’irréversibilité des transactions encourage les criminels à utiliser la violence physique plutôt que le piratage informatique. Pour les professionnels du secteur, la protection on-chain ne suffit plus ; la discrétion et la sécurité physique sont devenues les nouveaux impératifs de survie en 2026.