45,6 % des bitcoins seraient hors des exchanges
La self-custody désigne le fait de contrôler soi-même les clés permettant de déplacer ses bitcoins. Au 10 août 2026, 9,57 millions de bitcoins seraient détenus en self-custody. Cela représente 45,6 % de l’offre maximale, selon une estimation publiée par River. Une partie de ce chiffre correspond toutefois à des bitcoins définitivement perdus.

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La self-custody réduit la dépendance aux intermédiaires
En conservant ses crypto en self-custody, le détenteur garde la maîtrise de ses fonds sans dépendre d’un exchange ou d’un autre intermédiaire pour y accéder.
Les faillites de plateformes comme FTX ont rappelé le risque lié à cette dépendance. Lorsque les bitcoins sont confiés à un tiers, leur accès dépend aussi du bon fonctionnement de cet intermédiaire. D’où l’adage : « Not your keys, not your coins. »
1,62 million de bitcoins seraient définitivement perdus
Selon les estimations de River, Arkham Intelligence et CoinGlass, 9,57 millions de bitcoins seraient détenus en self-custody.
7,95 millions seraient encore actifs, soit 37,9 % de l’offre maximale.
Les 1,62 million restants (7,7 %) seraient définitivement perdus : clés égarées, disques durs jetés, wallets abandonnés… Plus de 90 % de ces pertes remontent à 2011 ou avant.
Ces bitcoins sont aussi moins exposés aux ventes à court terme que ceux conservés sur les exchanges. Retirer ses bitcoins d’une plateforme pour en contrôler soi-même les clés traduit généralement une volonté de conservation à long terme.

Cette volonté de conserver ses bitcoins implique aussi d’en assumer la garde. Le détenteur reste responsable de ses clés.
En cas de perte, les bitcoins deviennent définitivement inaccessibles. Le même problème se pose lors d’un décès ou d’une incapacité si aucune procédure de transmission n’a été prévue.
Cette responsabilité va toutefois au-delà de la conservation. Elle concerne aussi la manière dont ces bitcoins peuvent être utilisés.
Contrôler ses bitcoins permet aussi de les utiliser autrement
La self-custody permet également d’envisager différents usages du capital, notamment à travers la finance décentralisée.
Certaines stratégies permettent par exemple d’utiliser des crypto-actifs comme collatéral ou de placer une partie de son capital dans des protocoles DeFi. Ces mécanismes comportent leurs propres risques, liés notamment aux smart contracts, à la liquidité, aux liquidations ou aux contreparties selon les montages utilisés.
Encore faut-il identifier les opportunités pertinentes, comprendre d’où vient le rendement, mesurer les risques et savoir comment exécuter chaque opération.
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La self-custody donne davantage de contrôle sur ses bitcoins. Elle implique aussi de penser à leur conservation, à leur transmission et à la manière dont ce capital peut être utilisé.