AMLD5 aux Pays-Bas : un désastre pour les petites crypto-entreprises

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Les restrictions et complications imposées par la nouvelle directive européenne anti-blanchiment d’argent continuent de faire des ravages chez les crypto-sociétés. Cette loi, appelée AMLD5, vient de faire une nouvelle victime aux Pays-Bas, avec la fermeture de Bittr, un système d’épargne en Bitcoin.

Les plus petites structures obligées de fermer boutique

Les surcoûts de conformité dus à la loi AMLD5 provoquent une véritable hécatombe dans les plus petites entreprises blockchain d’Europe. La Banque nationale néerlandaise (DNB) entend faire appliquer strictement la récente directive anti-blanchiment de l’Union européenne, dite « loi AMLD5 ».

Le siège de la Banque centrale néerlandaise à Amsterdam.

C’est dans ce cadre que la plateforme Bittr (basée aux Pays-Bas) annonce qu’elle va, elle aussi, jeter l’éponge. Ruben Waterman, fondateur de Bittr, explique qu’il sera contraint de fermer l’accès à son site dès le 28 avril.

Bittr est était un de ces petits projets innovants et bien sympathiques de la cryptosphère. Il proposait en l’occurrence de vous faire automatiquement épargner un peu de Bitcoin, en prélevant un petit pourcentage supplémentaire sur vos dépenses quotidiennes par carte bancaire. Un moyen doux de HODLer toujours un peu plus de BTC, petit à petit.

Une loi disproportionnée, aux coûts faramineux

Avant même de parler des dépenses engendrées par la loi AMLD5, Ruben Waterman y identifie clairement des exigences à l’opposé des valeurs de respect de la vie privée de la cryptosphère :

« Dès que l’Union européenne a introduit l’AMLD5, il est devenu évident que les cryptomonnaies tomberaient sous le coup de la réglementation anti-blanchiment d’argent. Je me suis inquiété de devoir demander à chaque client de télécharger une preuve d’identité, car cela va à l’encontre de mes valeurs. En effet, cela revient à traiter par défaut chaque client comme un criminel, jusqu’à preuve du contraire ».

Les Pays-Bas et la DNB sont même allés encore plus loin que la directive de l’UE, en y ajoutant une obligation équivalente à une “licence” pour qu’une crypto-entreprise puisse exercer son activité. Selon Blockonomi, cet enregistrement obligatoire s’élève à près de 36 500 dollars. Et cela avant même de compter les autres coûts de mise en conformité, comme la mise en place d’un système de KYC (identification client).

Les autorités politiques et financières néerlandaises viennent probablement de tuer l’innovation des crypto-startups, avec leur application encore plus stricte de la loi AMLD5. Bittr risque, malheureusement, de ne pas être la dernière petite entreprise blockchain à tomber.

Images : mrmohock/Shutterstock.com, Wikimedia Commons

Rémy R.
Issu d’une formation universitaire en Sciences, je m’intéresse aux blockchains et à Bitcoin depuis 2013 et en ai même miné à l’époque. La bulle qui s'en est suivie m'en a détourné, mais je m'y suis replongé depuis 2017 et les étudie depuis avec passion.

2 Commentaires

  1. Sous le couvert de luter contre le blanchiment encore une bande d’incompetent qui font n’importe quoi.
    Il ne veulent pas proteger les utilisateurs, ile veulent juste se proteger parce qu’ils ont peur des crypto monnaies. Ils sentent qu’ils vont perdre la mains et donc le pouvoir surtout avec l’effondrement de l’euro
    dans pas tres longtemps.

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