En Corée du Sud, les cryptomonnaies mettent un genou à terre : bientôt la France ?

Prêts à montrer votre bouille pour un peu d’APY ou récupérer vos cryptos ? – Les jours se suivent et se ressemblent du côté des régulateurs : les cryptomonnaies, ça leur donne des boutons et ça enrichit inutilement leurs dermatologues, et il faut ça cesse ! Alors que l’Europe se penche de plus en plus sur les services proposés au sein de l’écosystème crypto et que les USA font de même, le nouvel épisode réglementaire en date nous vient de Corée du Sud. Explications.

L’exchange Coinone ouvre le bal des peureux

The Block rapporte une nouvelle à la fois peu banale et assez inquiétante pour qui est soucieux de du droit à disposer de son argent : l’exchange Coinone vient d’annoncer qu’il ne permettrait plus à ses utilisateurs de retirer leurs cryptomonnaies vers des wallets externes non dotés d’une vérification d’identité intégrée (le fameux KYC, pour Know Your Costumer).

La Corée du Sud est les cryptomonnaies

Par là, entendez que les clients de l’exchange pourront toujours retirer leurs avoirs vers d’autres exchanges se soumettant à un contrôle KYC, mais plus vers des wallets MetaMask, Phantom ou Ledger par exemple. Une première qui fait froid dans le dos…

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Quand l’ordre établi veut mettre la révolution crypto sous cloche

Les régulateurs locaux n’en sont pas à leur coup d’essai : au prétexte de se mettre en chasse des fameuses méchantes transactions crypto pleines d’argent sale (forcément), les conditions pour opérer en tant qu’exchange dans le pays se sont sensiblement compliquées.

Il serait peu étonnant que, dans un premier temps, les autres principaux exchanges sud-coréens suivent le mouvement.

Toute la question sera de savoir dans quelle mesure cette tendance autoritariste réussira ou non à se répandre jusque dans nos contrées : accepterez-vous de ne plus pouvoir sortir vos cryptomonnaies de vos exchanges, si les législateurs européens le décidaient ?

Une occasion de plus pour rappeler que vos cryptomonnaies ne sont véritablement vôtres qu’une fois que vous les avez sorties de ces plateformes de change qui peuvent vite se transformer en piège : pas vos clés, pas vos bitcoins ; pas vos clés, pas vos cryptos.

La meilleure façon de rater un KYC, allégorie.

Ce ne sera pourtant pas la première fois que l’on assiste à ce genre de tentatives de régulation intrusive : rappelez-vous du service d’achat lissé de bitcoins Bittr, contraint de fermer aux Pays-Bas à cause des contraintes AML européennes… puis de rouvrir depuis, en demandant aux utilisateurs de signer cryptographiquement une transaction avec leur wallet de réception, de manière à confirmer qu’ils en sont bien les propriétaires légitimes.

Il n’est pas très surprenant de voir la tenaille se resserrer les cryptomonnaies. Nul doute que ces pressions et règles qui en feront crier plus d’un risquent de se généraliser aux exchanges centralisés dans les mois à venir. Quant aux différents services émergents de la DeFi, ils devraient également devoir un jour ou l’autre passer sous les fourches caudines des régulateurs… Et leur caractère supposément décentralisé n’y changera probablement rien.

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Grégory Guittard

CEO et directeur de publication du JDC, Bitcoin Bricoleur, Blockchain-sceptique. Je fais une allergie à la sacro-sainte Blockchain censée nous sauver tous, façon délire christique. La perspective d'un moyen de paiement pair-à-pair, décentralisé et non censurable (Bitcoin) est ce qui me semble réellement révolutionnaire dans la cryptosphère. Si j'ai écrit une énormité, n'hésitez pas à m'envoyer vos remarques et autres vociférations directement à [email protected]

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