Économie US : Les entreprises américaines empruntent 95 milliards de $ en une semaine
Argent pas cher. Les entreprises américaines ont emprunté 95 milliards de dollars en une seule semaine, marquant un record depuis la pandémie de Covid-19. Selon le Financial Times, cette ruée vers les obligations est motivée par des taux d’intérêt élevés (trop ?) et des besoins de financement pour l’IA. Les géants comme Apple et Amazon sont en tête, profitant de conditions de marché favorables.
- Les entreprises américaines ont emprunté 95 milliards de dollars en une semaine, un record depuis la pandémie de Covid-19.
- Cette frénésie d’emprunt, motivée par des taux d’intérêt élevés et des besoins de financement pour l’IA, pourrait devenir une arme à double tranchant dans un contexte économique incertain.
Les entreprises américaines face à une dette croissante
La première semaine de janvier a vu les entreprises américaines émettre 95 milliards de dollars d’obligations, un record depuis 2020. Parmi elles, des géants comme Apple, Amazon et Microsoft ont levé des milliards pour financer leurs opérations et leurs investissements dans l’intelligence artificielle. Par exemple, Apple a émis 10 milliards de dollars d’obligations pour des rachats d’actions et des acquisitions, tandis qu’Amazon a levé 12,5 milliards pour ses dépenses courantes.
Cette frénésie d’emprunt s’explique par des taux d’intérêt qui restent relativement bas, malgré les non-baisses de la Réserve fédérale. Les entreprises cherchent à profiter de ces conditions avant une éventuelle nouvelle hausse des taux. « Les entreprises veulent verrouiller des taux bas maintenant, car personne ne sait où seront les taux d’intérêt dans six mois », explique un analyste cité par le Financial Times.

Une stratégie risquée pour certains observateurs
Si emprunter à bas coût peut sembler judicieux, cette stratégie n’est pas sans risque. La dette totale des entreprises américaines atteint désormais des niveaux records, ce qui pourrait poser problème si l’économie ralentit. « Nous assistons à une explosion de la dette, et cela pourrait devenir problématique si les revenus des entreprises ne suivent pas », avertit un expert, toujours dans les colonnes de la presse économique.
De plus, une partie de ces fonds est utilisée pour financer des rachats d’actions, une pratique critiquée car elle privilégie les actionnaires au détriment de l’investissement productif. Par exemple, Apple prévoit d’utiliser une partie des 10 milliards de dollars levés pour racheter ses propres actions, une stratégie qui a ses détracteurs.
Alors que les entreprises américaines continuent d’accumuler de la dette pour financer leur croissance et leurs investissements, la question reste de savoir jusqu’où elles pourront aller sans mettre en péril leur stabilité financière. Dans un contexte économique incertain, cette course à l’emprunt pourrait bien se révéler être une arme à double tranchant, et c’est valable pour les entreprises comme pour les États.