Bitcoin chute vers 71 000 $ : le marché crypto souffre avec l’inflation PPI et le pétrole en hausse
Malgré la belle hausse sur le marché des cryptomonnaies en début de semaine, ce dernier n’est peut-être pas complètement tiré d’affaires. En effet, le prix de Bitcoin (BTC) a baissé de plus de 3% sur 24h ce mercredi 18 mars 2026, suivant les indices boursiers américains, alors que les investisseurs faisaient face à la fois à une inflation PPI (Producer Price Index) plus élevée que prévu et à un prix du baril de pétrole en hausse à cause du conflit contre l’Iran qui se prolonge, agrandissant les craintes de crises énergétiques.
- Bitcoin a subi une baisse de plus de 3% sur 24 heures alors que l’inflation PPI aux États-Unis est en hausse.
- Le prix du pétrole a grimpé en raison de tensions accrues en Iran, exacerbant la peur sur les marchés.
L’inflation PPI passe à 3,4% aux USA, ce qui éloigne l’espoir d’une baisse des taux de la Fed
L’indice PPI, qui mesure l’inflation des prix à la production aux États-Unis, est passé de 2,9 à 3,4% sur un an glissant lors de la dernière mise à jour de cette statistique économique par le Bureau of Labor Statistics (BLS), ce mercredi 18 mars 2026.
Une hausse inattendue, puisque les économistes et acteurs de marchés s’attendaient à une stagnation à 2,9 %. Dans tous les cas, cette augmentation éloigne l’inflation réelle de l’objectif très optimiste de 2% souhaité par la Réserve fédérale US (la Fed).
Et cela éloigne d’autant les chances de voir une baisse rapide des taux directeurs de la Fed. Ce qui a impacté les actifs « risk-on » comme les actions et les cryptomonnaies, qui sont donc en baisse aujourd’hui. Bitcoin notamment est passé ce 18 mars de plus de 74 000 dollars en début de journée à un point bas à peine au-dessus des 71 000 dollars, même si la baisse avait déjà commencé avant l’annonce du PPI comme nous allons le voir.
Les prix du pétrole continuent de chauffer avec l’absence d’issues au conflit en Iran
Un peu plus tôt aujourd’hui, quelques heures avant la mise à jour du PPI US, de nouvelles menaces du régime iranien sont venus pousser à la hausse les cours du baril de pétrole, ajoutant à la défiance des traders pour les actifs à risque.
Comme le rapporte notamment Reuters, ces menaces seraient venues après des frappes attribuées à Israël (coordonnées avec les États-Unis selon plusieurs sources) qui ont touché le champ gazier de South Pars (le plus grand au monde, partagé avec le Qatar) et les installations pétrochimiques d’Asaluyeh, dans le sud de l’Iran.
Des incendies ont été rapportés, entraînant une suspension partielle de la production de gaz (plusieurs millions de m³/jour affectés). En représailles immédiates, Téhéran a émis des avertissements d’évacuation et menacé de frapper des sites pétroliers de pays tiers en Arabie saoudite, aux Émirats et au Qatar. Ces menaces ont donc fait bondir les prix du pétrole : le baril de Brent a augmenté d’environ +5% aujourd’hui, dépassant temporairement 108-110 dollars le baril, sous l’effet de la peur d’une disruption massive dans le Golfe et la région du détroit d’Ormuz.
Pour couronner le tout, la Fed devrait maintenir ses taux d’intérêt ce soir, où une décision à ce sujet est attendu. Autant dire qu’avec cet enchaînement de mauvaises nouvelles (la dernière, concernant les taux de la Fed, étant déjà considérée comme actée) pour les actifs risk-on, ces derniers ne pouvaient que partir à la baisse aujourd’hui. Restera à voir si Bitcoin et le marché crypto parviendront dans les prochains jours à retrouver la résilience qu’ils ont montré malgré le début du conflit en Iran.