Bitcoin en sursis : l’Europe reporte le vote pour l’interdiction du crypto-minage

L’UE sur le même chemin que la Chine ? – Dans la cryptosphère, nous savons que le minage de Bitcoin (BTC) et autres cryptos en Preuve de travail (PoW) peut être très vertueux, et ainsi éviter des gaspillages d’énergie tout en stimulant l’économie. Mais l’Union européenne ne veut pas en entendre parler, et considère le crypto-minage comme un fléau écologique contrairement aux règles de l’UE sur les couloirs aériens, qui obligent les compagnies aériennes à faire voler des avions à vide. Heureusement, les cryptos en PoW vont avoir un sursis.

Une loi tueuse du PoW de Bitcoin interceptée avec succès

Même si Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) est très, très pressée de faire passer la restrictive Loi MiCA (markets in crypto-assets) sur les crypto-actifs, il va falloir que la banquière prenne son mal en patience.

En effet, comme le rapporte notamment The Block, le Parlement européen a décidé de repousser un vote portant sur cette nouvelle réglementation des cryptomonnaies. Initialement prévu pour le lundi 28 février 2022 sur l’agenda de l’instance européenne, ce vote a été reporté sans qu’une nouvelle date soit fixée.

Comme l’explique une source citée par The Block, une fuite d’amendements sur la Loi MiCA aurait révélé une quasi-interdiction du minage des cryptomonnaies en Preuve de travail. Avec bien sûr Bitcoin en premier lieu, et Ethereum (ETH) en second tant que ce réseau n’est pas passé en Preuve d’enjeu (PoS).

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La levée de boucliers des acteurs cryptos donne une bouffée d’air au secteur

Les fortes protestations des sociétés liées aux cryptomonnaies, suite à ces amendements dangereux, sont arrivées jusqu’aux oreilles des membres de la droite et du centre-droit du Parlement européen. Ils ont majoritairement retiré leur soutien à ces modifications problématiques.

Même si Stefan Berger, le rapporteur en charge de la Loi MiCA prétend qu’il ne voulait que cette loi soit interprétée « comme une interdiction de facto de Bitcoin », jugez plutôt par vous-même de l’amendement discrètement ajouté le 21 février, pour un vote initialement prévu à peine 7 jours plus tard :

« (…) il est urgent de souligner la nécessité pour les mécanismes de consensus de déployer des solutions plus respectueuses de l’environnement, et d’appeler la Commission à identifier les mécanismes de consensus qui pourraient constituer une menace pour l’environnement eu égard à la consommation d’énergie (…) Les mécanismes de consensus non durables [ndlr : le PoW est bien sûr directement visé] ne devraient être appliqués qu’à petite échelle. »

Extrait d’un amendement à la Loi MiCA

Pourtant, si les consensus par Preuve d’enjeu sont à la mode en ce moment – écologie oblige -, ils ne sont pas exempts de faiblesses par rapport à la Preuve de travail. En effet, comme dans une ploutocratie, les participants les plus aisés – qui possèdent plus de tokens – ont plus de pouvoir sur la blockchain.

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Rémy R.

Issu d’une formation universitaire en Sciences, je m’intéresse aux blockchains et à Bitcoin depuis 2013 et en ai même miné à l’époque. La bulle qui s'en est suivie m'en a détourné, mais je m'y suis replongé depuis 2017 et les étudie depuis avec passion.

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