« Alors ce sera Bitcoin » – La Russie lâche une bombe monétaire et défie le dollar et l’euro

Séisme monétaire – C’était la grosse news géopolitique de ce mercredi 23 mars : la Russie ne veut plus de dollars ou d’euros pour son gaz, mais seulement des roubles. « Seulement » ? Non, pas vraiment, d’une part parce que le pays de Vladimir Poutine acceptera déjà des yuans chinois, de l’or, mais aussi… des bitcoins !

« Si ça doit être Bitcoin, alors ça sera Bitcoin »

Avant l’arrivée de l’euro, le dollar américain régnait seul à la fois comme monnaie de réserve mondiale, mais aussi comme support des échanges internationaux. Entre la monnaie unique européenne et la progression exponentielle de l’économie chinoise et de son yuan, la dédollarisation du monde commençait déjà à se faire ressentir ces dernières années.

Mais les conséquences de la guerre entre la Russie et l’Ukraine semblent avoir violemment accéléré ce changement de paradigme au cours des 48 dernières heures. En effet, ce 23 mars, Vladimir Poutine a clairement annoncé que son pays n’accepterait plus de dollars ni d’euros pour les livraisons de gaz, étant donné que les réserves de change du pays dans ces 2 devises ont été gelées par les États émetteurs (USA et pays de l’UE).

Seul le rouble russe serait accepté pour ces paiements de gaz ? Pas tout à fait, si l’on en croit une conférence de presse de Pavel Zavalny, président de la Commission de l’énergie de la Douma d’État en Russie.

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Rouble, or, yuan… et cryptos pour les matières premières russes !

Dans son discours, notamment rapporté par Bitcoin Magazine, Pavel Zavalny, revient d’abord sur les déclarations de Vladimir Poutine la veille : l’euro et le dollar « ont perdu tout intérêt » pour le pays slave, depuis le gel des réserves de change russes dans ces monnaies fiduciaires.

Le président de la Commission de l’énergie explique ensuite que « d’autres monnaies » commenceront à être utilisées pour les échanges internationaux, d’abord pour le gaz russe, mais aussi pour toutes les « autres ressources naturelles russes », y compris le pétrole donc.

Pour les pays « hostiles » ceux qui infligent des sanctions économiques -, la Russie n’acceptera que des « monnaies solides », c’est-à-dire l’or. Ou bien des roubles russes, comme précédemment exposé.

Mais pour les pays « amis », la Russie se montrerait plus conciliante, avec en cadeau bonus l’option Bitcoin pour les paiements internationaux de matières premières russes :

« En ce qui concerne nos amis comme la Chine ou la Turquie, nous utiliserons les monnaies nationales [respectives], comme le rouble ou le yuan. Le choix est plus large et c’est tout à fait normal. Et s’ils veulent utiliser Bitcoin, alors ce sera Bitcoin. »

La bombe nucléaire-monétaire est lâchée. Pardon pour ce vilain jeu de mots, mais il est nécessaire pour marquer l’ampleur inédite de cette arme de destruction économique massive qui vient d’être lâchée contre le dollar, et son allié l’euro. Alors que le rouble s’était écroulé contre la devise US au lendemain des sanctions économiques imposées par les membres de l’OTAN et de l’UE, la monnaie russe s’est nettement relevée après la déclaration d’hier. En sera-t-il de même pour celle d’aujourd’hui sur le cours de Bitcoin ? Il est encore bien trop tôt pour le dire au moment d’écrire ces lignes.

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Rémy R.

Issu d’une formation universitaire en Sciences, je m’intéresse aux blockchains et à Bitcoin depuis 2013 et en ai même miné à l’époque. La bulle qui s'en est suivie m'en a détourné, mais je m'y suis replongé depuis 2017 et les étudie depuis avec passion.

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