Bitcoin, une aide précieuse en Afrique – Comment le BTC envahit le quotidien dans les pays en voie de développement

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Bitcoin, partenaire de l'Afrique – Les pays émergents profitent des bénéfices apportés par les cryptomonnaies. Bitcoin, en particulier, est perçu comme une valeur sûre dans les pays où la monnaie nationale est sujette à l’hyperinflation. Certaines régions d’Afrique l’ont bien compris, et présentent des taux d’adoption des cryptos impressionnants.

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Les cryptos plébiscitées dans les économies émergentes

La société Chainalysis, spécialisée dans l’analyse des transactions on-chain, vient de publier un rapport sur la géographie des cryptomonnaies.

Elle a tenté de déterminer le niveau d’adoption de Bitcoin et des cryptos selon 4 critères :

  • La valeur totale des cryptomonnaies reçues on-chain, pondérée par la parité de pouvoir d'achat (PPA) par habitant ;
  • La valeur des transferts entre particuliers sur blockchain, également pondérée par la PPA par habitant ;
  • Le nombre de dépôts en cryptomonnaie on-chain, pondéré par le nombre d'internautes ;
  • Le volume des échanges de gré à gré (P2P), pondéré par la PPA par habitant et le nombre d'internautes.

Le tableau ci-dessous présente le top 10 des pays ayant l’adoption des cryptos la plus poussée actuellement, selon les critères de Chainalysis. Les États-Unis sont la seule économie « occidentale » à figurer dans ce classement, en 6ème position.

Le podium de l’adoption est occupé par la Russie, l’Ukraine et le Venezuela, suivis de peu par la Chine. On remarquera aussi que 3 pays africains figurent parmi les plus avancés en termes de crypto-adoption : le Kenya, l’Afrique du Sud et le Nigeria.

Top 10 des pays avec l’adoption de cryptomonnaies la plus avancée – Source : Chainalysis

Une application réelle de Bitcoin au quotidien

Si l’adoption est si poussée en Afrique, c’est sans doute en partie parce que les cryptos y sont utilisées par les petits commerçants et leurs clients pour leurs achats quotidiens.

Dans une analyse de ce phénomène publiée sur Reuters, on découvre l’exemple d'Abolaji Odunjo. Il est vendeur de téléphones portables dans la grande ville de Lagos (Nigeria) :

« Bitcoin a contribué à protéger mon entreprise contre la dévaluation de la monnaie et m'a permis de me développer en même temps. »

Son cas est loin d’être isolé. Ainsi, les transferts mensuels en cryptomonnaies ont littéralement explosé ces derniers mois sur le continent africain. Pour le seul mois de juin 2020, ce sont 316 millions de dollars de transactions de détail (de moins de 10 000 dollars) qui ont été réalisées avec des bitcoins. Cela représente un bond de 55 % sur un an.

Valeur totale (en millions de dollars) des transferts en Bitcoin effectués vers et en Afrique – Source : Chainalysis via Reuters

Les économies occidentales bénéficient de monnaies nationales assez stables (jusqu’ici). L’utilité des cryptomonnaies décentralisées et indépendantes des actions monétaires des États saute donc moins aux yeux par rapport aux pays avec des dévaluations fréquentes de leur monnaie fiduciaire. Parmi elles, Bitcoin a une place de choix pour soutenir les petits commerçants et les citoyens les plus ordinaires.

Rémy R.

Auteur

Issu d’une formation universitaire en Sciences, je m’intéresse aux blockchains et à Bitcoin depuis 2013 et en ai même miné à l’époque. La bulle qui s'en est suivie m'en a détourné, mais je m'y suis replongé depuis 2017 et les étudie depuis avec passion.

  1. Avatar oscar2000 dit :

    316 millions divisés par 600 000 transactions nous donne 526 dollars pour la transaction moyenne. en parité de pouvoir d’achat, ça fait 2 mois de pib/habitant au kenya. les petits commerçants ne sont pas du tout concernés par ça, encore moins les citoyens les plus ordinaires.

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