Sécurité DeFi : Vitalik Buterin alerte sur la « Faille de l’Intention »
Dans un récent tweet, Vitalik Buterin a recadré le débat sur la sécurité crypto. Oubliez la traque aux hackers de génie : le vrai danger pour votre portefeuille, c’est le décalage entre ce que vous pensez signer et ce que la blockchain exécute. Le créateur d’Ethereum rappelle que le code infaillible n’existe pas, et pointe du doigt la seule véritable ligne de défense : la « redondance ». Décryptage d’un concept technique qui doit dicter votre façon d’investir.
Cet article vous est proposé par 21M ⭕, la communauté des investisseurs cryptos à l’origine du Club 25%.

L’illusion du « clic » et la complexité de l’intention
Pendant des années, l’industrie crypto a traité la sécurité comme un problème purement mathématique. On pensait qu’un bon code et une clé privée secrète suffisaient.
Si vous perdiez vos fonds, on vous disait que c’était une erreur humaine.
Dans son dernier essai, Vitalik Buterin balaie cette vision binaire. Pour lui, l’objectif ultime de la sécurité est de minimiser la divergence entre l’intention de l’utilisateur et le comportement réel du système.
Cette redéfinition change beaucoup de choses. Pourquoi ? Parce que l’intention humaine est un concept beaucoup trop complexe pour une machine.
Prenez un objectif en apparence simple : « Je veux envoyer 1 ETH à Bob ».
- Pour vous, Bob est une personne physique, un ami de confiance.
- Pour la blockchain, Bob n’existe pas. Il n’est qu’une adresse cryptographique (une suite de caractères comme 0x…).
Que se passe-t-il si cette adresse a été modifiée par un virus dans votre presse-papiers ? La machine exécutera le code à la perfection, mais elle ruinera votre intention.
Le constat de Buterin est clair : la sécurité parfaite est impossible. Notre intention, guidée par notre « bon sens », est trop riche pour être résumée à une simple signature numérique.

La solution : la redondance « multi-angle »
Puisqu’un simple clic sur « Approuver » ne suffit pas à traduire votre volonté sans risque, Buterin propose une solution radicale : la redondance.
Une bonne architecture de sécurité doit vous obliger à spécifier votre intention de plusieurs manières, qui se chevauchent. Le système ne doit s’exécuter que si tous ces « angles » concordent parfaitement.
Cette philosophie imprègne déjà les meilleurs outils de la Finance Décentralisée (DeFi) :
- La simulation de transactions : Des portefeuilles de nouvelle génération n’envoient plus vos ordres aveuglément. Ils effectuent un « tir à blanc » pour vous montrer très exactement quels jetons vont sortir et entrer, avant même votre validation finale.
- Le Multisig (signatures multiples) : Avec des coffres-forts numériques, l’autorisation n’est plus confiée à une seule clé privée vulnérable. Elle est répartie sur plusieurs appareils (par exemple, 2 validations sur 3 sont requises pour bouger les fonds).
- Les limites de dépenses asymétriques : Si le système détecte une interaction inhabituelle avec un tout nouveau contrat intelligent, il lève un drapeau rouge. Il exige alors une confirmation explicite de votre part face à ce risque spécifique.
On ne cherche plus l’outil infaillible. On encercle l’intention avec des filtres de vérification distincts (l’action pure, ses conséquences on-chain, et le niveau de risque).
L’IA, la nouvelle « ombre » de notre bon sens
C’est l’aspect le plus novateur et contre-intuitif de son essai : le rôle des Intelligences Artificielles (LLM).
Loin d’être de simples menaces automatisées, Vitalik y voit une ligne de défense majeure. Un grand modèle de langage, s’il est bien intégré, agit comme une véritable « ombre » du bon sens humain.
L’IA peut repérer une anomalie contextuelle qu’un œil fatigué aurait laissée passer à la hâte.
La règle d’or ? L’IA ne doit jamais être le seul arbitre de votre intention. Elle constitue un angle supplémentaire, radicalement différent du code informatique classique.
Si le contrat intelligent juge la transaction techniquement valide, mais que le LLM intégré y détecte un schéma d’arnaque connu, cette divergence bloque l’action et vous protège.
Appliquer la redondance à votre épargne : l’approche du Club 25%
Comprendre la philosophie de Vitalik Buterin est indispensable. Mais bâtir seul cette architecture de sécurité multi-angle demande un temps que la plupart des cadres et chefs d’entreprise n’ont pas.
Le Club 25%, c’est un cercle privé de plus de 150 investisseurs qui ont transformé ce concept de « redondance » en une véritable méthode de gestion de patrimoine.
Plutôt que de chercher le protocole parfait ou le rendement magique, la stratégie du Club repose sur l’accumulation de couches de sécurité pour générer 15 à 25 % de rendement annuel sur stablecoins, sans y passer plus d’une heure par mois.

Voici comment la redondance « multi-angle » s’applique concrètement à votre capital :
- La redondance analytique (l’intelligence collective) : Le fondateur, audite en profondeur et gère publiquement un portefeuille de 100 000 $. Mais l’analyse ne s’arrête pas là. Les 150 membres du Club décortiquent, posent des questions et challengent ensemble ces choix. C’est une vérification humaine sous de multiples angles avant d’investir le moindre centime.
- La redondance financière : Vous apprenez à ne jamais dépendre d’un point de défaillance unique. Le portefeuille de la communauté est réparti sur environ 8 opportunités distinctes sur 15 disponibles. Si l’un des maillons technologiques subit un stress, les autres absorbent le choc.
- La redondance éducative : Pour que l’intention de l’utilisateur corresponde à l’action de la machine (le but ultime de Vitalik), il faut comprendre ce que l’on fait. Grâce aux vidéos d’investissement « clic par clic », les membres passent d’une logique de « clic aveugle » à une compréhension totale de la source de leur rendement.
- La redondance technique (Self-custody) : Le Club ne touche jamais à votre argent. Vous bâtissez votre propre forteresse numérique (portefeuilles matériels redondants, gestionnaires de mots de passe) pour que personne d’autre que vous ne puisse jamais valider une intention de dépense.