Ça sent le roussi pour Bitcoin au Canada – Quand le minage devient chauffage

Bitcoin répond à un besoin primaire – Dans la cryptosphère, nous avons suffisamment supporté les mauvaises plaisanteries sur le bitcoin « destructeur de la planète et du climat », pour ne pas nous réjouir de la démonstration de l’exact inverse. Le minage de bitcoins (BTC) va effectivement permettre de chauffer utilement une centaine de bâtiments au Canada, tout en produisant des revenus et en réduisant le chauffage au gaz.

Bitcoin protège le climat en réduisant les émissions de CO2

Si la consommation électrique est un prétexte (abusif) souvent déployé par les opposants aux cryptomonnaies utilisant la preuve de travail (PoW), ce mode de consensus reste pourtant un des plus sécuritaires et décentralisés pour valider les blocs de transaction d’un réseau blockchain.

Mais la société de minage de crypto-actifs MintGreen vient prouver que ce mode de fonctionnement peut avoir d’autres intérêts. Dans un communiqué de presse en date du 14 octobre, cette société canadienne annonce qu’elle va s’associer à Lonsdale Energy Corporation pour fournir du chauffage de façon originale à la ville de North Vancouver, en Colombie-Britannique.

En effet, 100 bâtiments résidentiels et commerciaux de cette zone urbaine située au Nord de la grande ville canadienne de Vancouver vont être chauffés grâce à des « chaudières numériques » dès l’année prochaine. Cela réduira énormément les émissions de gaz à effet de serre, par rapport au chauffage classique au gaz.

« (…) les chaudières numériques de MintGreen empêcheront 20 000 tonnes de gaz à effet de serre d’entrer dans l’atmosphère par mégawatt produit, par rapport au gaz naturel. La production concomitante de bitcoins et d’énergie thermique utilisable fait des chaudières numériques la technologie de chauffage à faible émission de carbone la plus rentable au monde. »

Annonce de MintGreen

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Crypto-minage + chauffage : bons pour l’environnement et l’économie locale

Les chaudières numériques de MintGreen récupèrent plus de 96 % de l’électricité utilisée pour le minage de bitcoins sous forme d’énergie thermique, ce qui annihile déjà en soi le grief du « gâchis d’énergies », si cher aux écologistes.

Mais cela va donc bien au-delà ici puisque, dans un objectif de décarbonisation de sa production électrique, Lonsdale Energy Corporation cherchait un moyen efficace de diminuer la consommation de gaz naturel utilisé pour chauffer les 155 000 habitants de cette zone urbaine, où les températures peuvent tout de même descendre à -20 °C en hiver.

« Le problème complexe du changement climatique exige des solutions novatrices, et Lonsdale Energy Corporation, avec la ville de North Vancouver, fait preuve d’un formidable leadership en matière de gestion de l’environnement. (…) L’énergie hydroélectrique [alimentant les chaudières numériques] représente plus de 97 % du mix énergétique du producteur d’électricité BC Hydro. En utilisant cette énergie deux fois, on élimine les déchets et rejets, et on fait de ce projet l’un des plus écologiques du secteur. »

Colin Sullivan, CEO de MintGreen

Si, en Amérique du Nord, Bitcoin va permettre de réduire les émissions de CO2 tout en permettant de faire des économies dans la transition écologique, le roi des cryptos peut aussi avoir d’autres bienfaits ailleurs. En effet, en Amérique du Sud, plus précisément en Colombie, Bitcoin pourrait aider à lutter contre le trafic de drogue, en offrant le minage de BTC (grâce aux nombreuses sources d’énergie hydroélectrique du pays) comme alternative économique à la culture de la cocaïne.

C’est désormais toute l’économie dite « traditionnelle » qui se met en ordre de bataille pour profiter des potentialités de Bitcoin et des cryptomonnaies. Et vous ? N’attendez plus pour vous inscrire sur l’exchange crypto de référence FTX. Une réduction à vie de vos frais de trading vous y attend grâce au lien affilié du JDC.

Rémy R.

Issu d’une formation universitaire en Sciences, je m’intéresse aux blockchains et à Bitcoin depuis 2013 et en ai même miné à l’époque. La bulle qui s'en est suivie m'en a détourné, mais je m'y suis replongé depuis 2017 et les étudie depuis avec passion.

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