Le Messie du memecoin ruiné : 58 millions de $ partis en fumée
L’histoire de la finance est pavée de figures prométhéennes qui, à force de vouloir décrocher la lune (ou la « moon »), finissent par se brûler les ailes. Aujourd’hui, c’est Murad Mahmudov, l’homme qui avait juré que les memecoins étaient le futur de la culture humaine, qui subit la loi de la gravité. Selon les données on-chain révélées par Arkham et relayées massivement sur X par des analystes comme Ash Crypto, le « Memecoin Jesus » vient de vivre un calvaire financier : son portefeuille a fondu de 58 millions de dollars.
- Murad Mahmudov, connu comme le « Memecoin Jesus », a vu son portefeuille chuter de 58 millions de dollars.
- Son portefeuille, autrefois valorisé à 67 millions, ne vaut plus que 9,1 millions, illustrant une débâcle spectaculaire.
De Princeton à la « Dégénérescence » : Le parcours de Murad
Pour comprendre le séisme, il faut connaître l’architecte. Murad n’est pas un « degen » ordinaire sorti de nulle part. Diplômé de Princeton, passé par les rangs prestigieux de Goldman Sachs, il possédait toutes les clés de la finance traditionnelle. Pourtant, il a choisi de prêcher une tout autre parole : celle des memecoins.
Lors de sa conférence mémorable à Singapour en 2024, il prophétisait un « Supercycle des memecoins ». Sa thèse ? Dans un monde déshumanisé, les jetons comme SPX6900 ou APU ne sont pas des actifs, mais des « cultes » numériques. Il ne s’agissait plus de technologie, mais de « vibe ». Malheureusement pour lui, en février 2026, la « vibe » semble s’être évaporée, laissant place à la dure réalité des carnets d’ordres.
Autopsie d’un krach à 86% : Pourquoi une telle débâcle ?
Le graphique de performance de son portefeuille, visible sur les derniers relevés d’Arkham Intelligence, ressemble au profil d’une montagne russe dont les freins auraient lâché. En juillet 2025, alors que l’euphorie était à son comble, ses positions atteignaient un sommet historique de 67 millions de dollars. Aujourd’hui, le compteur affiche péniblement 9,1 millions.
Comment une telle fortune peut-elle s’évaporer si vite ?
- L’absence de « Take Profit » : Fidèle à sa doctrine des « Diamond Hands », Murad a refusé de vendre ses positions dominantes au sommet.
- La corrélation extrême : En misant tout sur des actifs ultra-spéculatifs (SPX, GIGA, RETARDIO), il s’est exposé à une volatilité systémique. Quand le Bitcoin tousse, les memecoins attrapent une pneumonie mortelle.
- L’assèchement de la liquidité : Avec plus de 1,7 milliard de dollars de liquidations sur le marché global en janvier 2026, les acheteurs se font rares et les « exit liquidity » (les investisseurs de détail) ont déserté les rangs.
« Le portefeuille de memecoins de Murad a chuté de près de 86 % et il accuse désormais une perte de 58 millions de dollars ces six derniers mois. En juillet 2025, son portefeuille avait atteint un sommet historique de 67 millions de dollars ; aujourd’hui, il ne vaut plus que 9,1 millions de dollars.»
Le Supercycle est-il mort ou enterré ?
Cette déroute pose une question existentielle pour le marché des cryptomonnaies en 2026. Si même le plus brillant des théoriciens du secteur ne parvient pas à sécuriser ses gains, quel espoir reste-t-il pour le petit investisseur ?
Le marché semble entrer dans une phase de « Fear & Greed » extrême. Alors que certains voient dans cette chute une opportunité d’achat historique (« Buy the dip »), d’autres dénoncent la fin d’une illusion. Les memecoins, autrefois perçus comme des mouvements sociaux décentralisés, montrent leur vrai visage : celui d’un jeu à somme nulle où le dernier arrivé paie la facture des premiers. Comme le disait si bien l’adage littéraire, « tout ce qui brille n’est pas or », et dans le Web3, tout ce qui « meme » finit souvent par « rekt ».