ETF crypto : Le Japon s’apprête à les autoriser en 2028
Tokyo et la crypto. Après le succès fulgurant des produits financiers indexés sur les actifs numériques aux États-Unis, le Japon s’apprête aussi à franchir le pas. Selon la presse locale, l’Agence des services financiers (FSA) prévoit d’inclure de la cryptomonnaie dans la liste des actifs de base autorisés pour les fonds négociés en bourse (ETF). Cette réforme majeure, attendue pour 2028, s’accompagnera de mesures renforcées pour la protection des investisseurs.
- Le Japon a envisagé l’approbation des ETF crypto, symbolisant un potentiel tournant historique pour son marché financier.
- Cette initiative pourrait positionner le Japon en tant qu’acteur majeur dans l’écosystème global des cryptomonnaies.
Les géants SBI et Nomura en première ligne
Selon Nikkei Asia, l’ouverture du marché nippon ne se fera pas sans ses piliers historiques. Deux des plus grandes institutions financières du pays, Nomura Holdings et SBI Holdings, se préparent donc déjà à lancer les premiers ETF crypto du pays sur la Bourse de Tokyo (TSE). Ce mouvement suit une tendance mondiale où les institutions financières traditionnelles intègrent désormais les cryptos comme une classe d’actifs légitime et incontournable.
L’objectif est clair : répliquer le succès américain, où les ETF Bitcoin au comptant ont accumulé plus de 115 milliards de dollars d’actifs nets, soit environ 6,5 % de la capitalisation totale du Bitcoin. Aux États-Unis, l’année 2025 a d’ailleurs vu l’arrivée massive d’ETF basés sur des altcoins tels que Solana, XRP, Dogecoin ou encore Chainlink, attirant des fonds de pension et même des dotations universitaires prestigieuses comme celle de Harvard.

Une course à la cryptomonnaie chez les géants d’Asie
Et le Japon n’est pas seul dans cette dynamique régionale. Ses voisins ont déjà pris une longueur d’avance pour capter les flux institutionnels. Hong Kong, pionnière dès 2024, propose des ETF sur le Bitcoin, l’Ether et Solana, avec un modèle unique permettant des souscriptions et rachats « en nature », c’est-à-dire directement en cryptomonnaies.
De son côté, la Corée du Sud finalise actuellement son cadre réglementaire via le Digital Asset Basic Act. Les autorités prévoient de poser les bases de leurs premiers ETF crypto au comptant dès ce premier trimestre 2026. Au-delà des ETF, ces trois pôles financiers partagent une ambition commune : l’intégration des stablecoins réglementés. Le Japon a d’ailleurs déjà approuvé son premier stablecoin adossé au yen, tandis que Hong Kong s’apprête à délivrer ses premières licences d’émetteurs cette année.
Le ralliement du Japon aux ETF crypto marque une étape fondamentale pour l’adoption institutionnelle en Asie. En se donnant jusqu’en 2028 pour peaufiner son cadre réglementaire, Tokyo privilégie la sécurité tout en s’assurant de ne pas rester sur le quai face à la montée en puissance de Hong Kong et de Séoul. Pour les investisseurs, cette annonce confirme que la convergence entre la finance traditionnelle et le Web3 est désormais irréversible sur le continent asiatique. À quand des ETF Bitcoin en Europe ?