Crypto rapt : Comment la police a stoppé un commando visant un couple de la crypto
Un cauchemar sans fin. L’insécurité physique grandit pour les professionnels des actifs numériques et les affaires se multiplient dans l’Hexagone. Le 22 janvier 2026, trois hommes âgés de 21 à 22 ans ont comparu devant le tribunal correctionnel de Paris, soupçonnés d’avoir planifié une violente séquestration au domicile d’un couple travaillant dans le milieu de la crypto. L’intervention in extremis de la police, alertée par une gardienne d’immeuble vigilante, a permis d’éviter ce qui s’apparentait à un nouveau « cryptorapt » en plein cœur de la capitale.
- Une tentative de « cryptorapt » a été déjouée à Paris, visant un couple du secteur crypto.
- Des soupçons pèsent sur quatre individus, lourdement condamnés par le passé, pour leur implication dans ce plan audacieux.
Le piège du boulevard Flandrin : couteaux, gants et cagoules
Tout se joue au petit matin du 19 janvier, boulevard Flandrin, dans le prestigieux XVIe arrondissement, nous raconte Le Parisien. Une gardienne d’immeuble, intriguée par le manège suspect d’une Peugeot 208 rôdant depuis 5 h 20, alerte les forces de l’ordre. À leur arrivée, les policiers découvrent un véhicule volé occupé par deux individus tentant de se cacher, tandis que deux autres suspects sont interpellés alors qu’ils se terraient dans la cour de l’immeuble.
La fouille du véhicule ne laisse finalement que peu de doutes sur les intentions du quatuor : des couteaux, du ruban adhésif, des gants et des cagoules sont saisis. Originaires de Stains et de Garges-lès-Gonesse, les prévenus possédaient un passif judiciaire lourd, comptant jusqu’à treize condamnations pour vols et violences. L’exploitation de leur téléphonie a de plus révélé des échanges explicites sur un projet de « saucissonnage » et des recherches pour acquérir des armes à feu, contredisant leur version officielle d’une virée nocturne pour fêter la fin de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN).

Le milieu crypto sous haute surveillance à cause de la multiplication des attaques
Cette affaire illustre une tendance alarmante en 2026 : la vulnérabilité des acteurs de la blockchain face au grand banditisme. Alors que le procès a été renvoyé au 1ᵉʳ avril en raison de la complexité du dossier, les suspects ont été placés en détention provisoire. Le parquet souligne ainsi la gravité d’une « tentative de séquestration » visant des cibles identifiées sur les réseaux sociaux pour leur supposée fortune en cryptomonnaies.
Le mode opératoire — repérage minutieux, utilisation de véhicules volés et coordination via les réseaux sociaux — rappelle d’autres dossiers récents, comme l’enlèvement du cofondateur de Ledger ou l’attaque contre la famille du PDG de Paymium pour ne citer que ces deux-là. Face à cette recrudescence, le ministère de l’Intérieur a d’ailleurs intensifié ses échanges avec les entrepreneurs du secteur pour renforcer leur protection personnelle et celle de leurs proches, sans pour autant apporter la moindre garantie solide en la matière.
La mise en échec du commando du boulevard Flandrin marque une victoire pour la police parisienne, mais elle confirme que la sécurité on-chain ne suffit plus. Pour les professionnels du secteur, l’enjeu de 2026 est désormais la protection physique face à des criminels prêts à tout pour obtenir des clés privées par la force. Le procès du 1ᵉʳ avril sera scruté de près par toute la communauté crypto française qui commence sérieusement à se poser des questions sur sa sécurité au quotidien.