Vitalik Buterin sur Polymarket : Comment il a transformé la « folie du marché » en 70 000 $ de profit
La philosophie gagnante. Alors que le secteur des cryptomonnaies traverse une phase de transition, Vitalik Buterin, cofondateur d’Ethereum, prouve que la rationalité peut être un actif extrêmement rentable. Dans une interview exclusive réalisée à Chiang Mai par Foresight News fin janvier 2026, Buterin a révélé avoir réalisé un profit de 70 000 $ sur la plateforme de prédiction Polymarket. Sa stratégie, qu’il qualifie de « simple », consiste à parier systématiquement contre les scénarios les plus irrationnels portés par l’émotion collective.
- Vitalik Buterin a réalisé un profit de 70 000 $ grâce à une stratégie de pari basée sur la rationalité sur Polymarket.
- Il a exprimé une inquiétude face au fossé entre prouesses technologiques et utilité sociale dans l’industrie des cryptomonnaies.
La stratégie « Boring is Profit » : Miser sur le bon sens sur Polymarket
Contrairement aux traders en quête de rendements explosifs, Vitalik Buterin privilégie donc la régularité mathématique sur l’excitation spéculative. En investissant un capital de 440 000 $, il a généré un rendement annuel de près de 16 %. Son approche repose sur l’identification des marchés en « mode fou », où les parieurs attribuent des probabilités démesurées à des événements absurdes par pur biais idéologique ou médiatique.
Vitalik Buterin explique que pour gagner de l’argent, il suffit souvent d’aller là où les gens sont pris dans des prédictions irrationnelles. Parmi ses cibles favorites l’an dernier, il cite les paris sur l’attribution du prix Nobel de la paix à Donald Trump ou les prédictions catastrophiques sur un effondrement immédiat du dollar américain. En pariant simplement que « ces choses folles n’arriveront pas », il transforme le bruit des réseaux sociaux en un gain financier constant, illustrant sa vision des marchés de prédiction comme outils de vérité.

Entre innovation et désillusion : Le diagnostic de Vitalik sur l’écosystème
Au-delà de ses gains personnels, il porte un regard critique sur l’évolution de l’industrie en 2026. S’il salue les prouesses techniques d’Ethereum, notamment l’explosion des capacités de traitement sur les réseaux de seconde couche (L2), il s’inquiète d’un divorce croissant entre la technologie et son utilité sociale. Il observe que le secteur a réussi sur le plan financier, mais semble s’être égaré sur celui de la gouvernance et de la création d’applications concrètes, citant la saturation des memecoins comme un « symptôme de cette dérive ».
Dans l’ère de l’intelligence artificielle, Vitalik Buterin redéfinit le rôle d’Ethereum comme une infrastructure de confiance universelle. Il voit la blockchain comme le « compte bancaire » naturel des agents IA, leur offrant une autonomie financière que le système bancaire traditionnel leur refuse. Pour l’avenir, il appelle les développeurs à se concentrer sur des réseaux sociaux décentralisés plus qualitatifs, des stablecoins indexés sur la valeur réelle (comme l’énergie) plutôt que sur le dollar, et une gouvernance plus intelligente qui dépasse le simple vote par jetons.
Vitalik Buterin reste donc un idéaliste pragmatique qui défend sa liberté de « citoyen ordinaire » tout en pilotant un écosystème de plusieurs centaines de milliards de dollars. Pour lui, le véritable risque n’est plus technique, mais existentiel : construire l’infrastructure la plus sophistiquée au monde pour ne produire que des « jouets ou des casinos ». En pariant sur la raison, il espère montrer que la blockchain peut devenir le socle d’une société plus transparente et moins sujette aux accès de folie collective.