Bitcoin et ether : Cette grande banque danoise autorise l’accès aux cryptos
Après 8 ans … C’est un petit pas pour un trader, mais un bond de géant pour la finance scandinave. Le 11 février 2026, Danske Bank, le plus grand prêteur du Danemark, a officiellement enterré la hache de guerre avec bitcoin et les cryptomonnaies. Après huit années d’hostilité affichée, la banque ouvre, timidement, ses plateformes de trading à l’investissement en cryptomonnaies.
- Danske Bank a levé une interdiction de huit ans sur le Bitcoin et l’Ethereum, marquant une ouverture historique aux cryptomonnaies.
- La banque s’appuie sur le cadre réglementaire européen MiCA et MiFID II pour offrir une protection accrue à ses clients.
Bitcoin et Ethereum entrent par la grande porte
L’époque où Danske Bank déconseillait formellement le Bitcoin à ses 5 millions de clients semble désormais appartenir à une autre ère. Désormais, via l’application mobile et l’eBanking, les investisseurs peuvent s’exposer aux deux leaders du marché : le Bitcoin et l’Ethereum.
Pour ce faire, la banque n’a pas choisi la vente directe de jetons, mais le format des ETP (Exchange Traded Products). Ce choix permet aux clients d’investir sans avoir à gérer la complexité technique d’un portefeuille numérique (wallet) ou les risques de conservation. Les produits sélectionnés sont gérés par des noms bien connus de la finance mondiale, tels que BlackRock et WisdomTree.
Pour bien comprendre l’ampleur du changement, il faut se rappeler qu’en 2018, Danske Bank menait une véritable guerre froide contre les crypto-actifs. À l’époque, le géant danois avait purement et simplement banni l’achat de cryptomonnaies pour ses clients, invoquant des risques de blanchiment et un manque total de transparence. Pendant des années, la banque est restée l’un des bastions les plus hostiles d’Europe.
Merci MiCA : Le rôle de la régulation
Pourquoi ce changement de cap soudain ? La réponse tient en quatre lettres : MiCA. Selon Kerstin Lysholm, responsable des produits d’investissement chez Danske Bank, l’entrée en vigueur du règlement européen sur les marchés de crypto-actifs a radicalement changé la donne.
Ce cadre législatif, couplé à la directive MiFID II, offre désormais une transparence et une protection des investisseurs que la banque jugeait insuffisantes par le passé. « Le temps est venu », affirme la direction dons son communiqué, tout en précisant que ces actifs restent des « investissements opportunistes » et non une stratégie de long terme recommandée par l’établissement.

Une liberté sous haute surveillance
Attention toutefois, la banque ne distribue pas de Bitcoin comme des petits pains. Pour accéder à ces ETP, les clients doivent passer une évaluation de connaissances rigoureuse. L’objectif ? S’assurer que l’investisseur comprend la volatilité extrême du secteur et les risques de pertes importantes, surtout après les récents remous du marché.
Si l’ouverture de Danske Bank est une victoire symbolique pour l’adoption de masse, elle reste avant tout une intégration timide et très encadrée. En privilégiant les ETP (produits dérivés) à la détention directe de jetons, la banque traite le Bitcoin comme une simple ligne de plus dans un catalogue boursier, bien loin de l’idéal originel de Satoshi Nakamoto.
On est ici aux antipodes du concept de « Souveraineté Individuelle » : pas de clés privées, pas de retrait possible vers un wallet personnel, et une dépendance totale à des intermédiaires comme BlackRock. En somme, le Bitcoin gagne sa place dans le paysage bancaire européen, mais il y perd une partie de son âme de rebelle décentralisé pour devenir un produit d’investissement comme un autre.