Ledger et Engie s’associent pour certifier l’énergie renouvelable par blockchain

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La startup française Ledger, connue mondialement dans la cryptosphère grâce à son hardware wallet (le Ledger Nano S), vient de signer un important contrat avec le groupe fournisseur-producteur d’énergie Engie (ex-GDF Suez).

Comme on peut le lire notamment dans Les Echos, la jeune entreprise Ledger a réussi à conclure un partenariat avec l’entreprise Engie, cotée au CAC 40.

Le groupe Engie avait déjà réalisé des incursions dans le monde des blockchains, notamment en développant “TEO”, une infrastructure dédiée à la traçabilité de l’énergie dite “verte”.

Le principe de la blockchain TEO d’Engie, dont les transactions devront être protégées par les boîtiers Ledger, est que, pour une certaine quantité d’énergie renouvelable produite, des tokens TEO sont émis pour la certifier.

Ce partenariat prévoit que Ledger fournisse à Engie des boîtiers sécurisés, destinés à être installés sur des éoliennes, des panneaux solaires et des installations hydroélectriques gérés par Engie. Les boîtiers vont ainsi récupérer les données de l’énergie produite par les équipements, puis les envoyer automatiquement dans la blockchain, sans besoin d’intervention extérieure.

Les boîtiers devraient commencer à entrer en fonction dès début 2019, avec un premier objectif de 1 000 installations sur l’année. Avec pour but, en 2023, d’en avoir installé environ 100 000 !

Cité par Les Echos, Étienne Gehain, responsable de l’innovation chez Engie, explique :

« Nous allons commencer par nos infrastructures, et après nous ouvrirons le système à tous ».

Les boîtiers pourront donc être équipés, à terme, sur des installations n’appartenant pas directement au groupe Engie.

Mais quand on sait qu’Engie a produit 23,7 gigawatts d’énergie verte avec ses installations, en 2017, on se dit qu’effectivement il y a déjà de quoi faire, rien que déjà au sein du groupe.

Ce partenariat va non seulement avoir le mérite de propulser la jeune entreprise Ledger, mais aussi d’intégrer un peu plus la blockchain au quotidien de chacun : bientôt, l’énergie verte que l’on consommera dans nos foyers sera certifiée sur blockchain !

Sources : Selectra ; LesEchos || Image from Shutterstock

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Rémy R.
Issu d’une formation universitaire en Sciences, je m’intéresse aux blockchains et à Bitcoin depuis 2013 et en ai même miné à l’époque. La bulle qui s'en est suivie m'en a détourné, mais je m'y suis replongé depuis 2017 et les étudie depuis avec passion.

2 Commentaires

  1. “Mais quand on sait qu’Engie a produit 23,7 gigawatts d’énergie verte avec ses installations, en 2017, on se dit qu’effectivement il y a déjà de quoi faire, rien que déjà au sein du groupe.”

    Rémy, comment et quelle énergie ?
    Ce qu’il faut regarder, c’est la proportion par moyen de production et qui paye pour fabriquer et/ou bâtir ces moyens de production. J’estime que la CSPE (Contribution au Service Public de l’Electricité) prélevée sur nos factures est une taxe volée aux consommateurs qui ne savent pas vraiment lire leur facture d’énergie et en particulier d’électricité.

    S’ils savaient les lire, ils sauraient par exemple que nous payons tous de la TVA sur les taxes ! Et ce n’est pas de moi. Nombreux sont les spécialistes qui le dénonce, mais le greenwashing ambiant depuis 2 ou 3 décennies n’incite pas les consommateurs a aller fouiner et les marketeux le savent parfaitement bien.
    Sans ce prélèvement (cette taxe) camouflé(e) et l’aveuglement des consommateurs, rien de tout cela n’est rentable.

    Il faudrait rappeler aux masses que l’électricité, ce vecteur énergétique, ne représente que mois de 25% de notre consommation nationale d’énergie primaire. Nous importons 50 a 90 Mds € (selon les prix de marché) de pétrole et de gaz chaque année, soit 97% du déficit de notre balance commerciale chaque année ! Pour comparaison, nous importons 100% de notre Yellow cake (Uranium naturel Non enrichi mais raffiné), donc la totalité. Certes, mais celui-ci nous permet de faire travailler bien plus de monde sur le territoire, entretenir une industrie de haut niveau (si si, il faut beaucoup d’ingénieurs pour faire fonctionner une industrie nucléaire complète, donc elle n’est pas du tout une industrie du passé quand on a compris ce sont les ingénieurs qui se chargent de mettre en œuvre la techno-structure imaginée par les techniciens), et surtout exporter et stabiliser notre réseau électrique qui est une des plus fiable d’Europe et cela sans grande émissions de CO2 et de bien d’autres polluants ou déchets. Les déchets nucléaires c’est négligeable par rapport aux déchets des autres moyens de production électrique (sauf hydraulique). Nous faisons un KWh a 50€ et moins de 100g CO2eq/KWh quand les allemands sont en moyenne entre 350 a 500g, sans parler des particules et autres cendres ou mines, ou village et forets rasés.

    Engie joue avec la corde sensible des consommateurs. Rien de plus. Mais cela ne les empêchent pas de vouloir un accès a Nord Stream 2, le second gazoducs allemand branché directement en Russie et arrivant en Allemagne.

    Une chose est sûre, l’énergie de ce siècle est déja et sera encore pour au moins 6 ou 8 décennie le GAZ NATUREL OU SYNTHETIQUE (a base de charbon). Engie en sera l’un des plus gros commerçants en Europe. 2eme ou troisième après Gazprom. Trump veut nous vendre son gaz de schiste et bloque de tout son poids la Russie par l’impérialisme dans les organisations internationales, mais c’est bien la Russie qui va nous obliger. Dans quelques temps, vous verrez certains écolos dire que le gaz c’est bien mieux que le nucléaire et les antinucléaire les plus fanatique, iront jussqu’a dire que c’est écologique de cramer 10 milliards de mètres cubes de gaz venus de Russie, es états-unis ou du moyen Orient …L’Iran, deuxième réserve mondiale de gaz, n’a pas dit son dernier mot dans cette affaire. L’étasunien l’a bien compris, mais il est prêt a saccager l’économie mondiale actuelle pour s’accaparer les ressources plus tard.

    Donc, je vois toujours iExec comme des opportunistes très malins qui surfent sur le vague de la nouvelle technologie a la mode…Et tirer aussi profit de cette spoliation des consommateurs et surtout contribuables.
    Tout le reste, ce n’est que de l’habillage dans notre société totalement organisée autour de la thermodynamique entropique.

    Ce long commentaire pour tenter d’expliquer et SURTOU vous dire d’arrêter d’utiliser le mot énergie a la place du mot “électricité”. Énergie et électricité sont deux choses distinctes même si elles sont dans le même système et interdépendantes. Au passage l’éolovoltaique ne produit pas de l’énergie, mais en extrait, et c’est UNIQUEMENT de l’électricité, soit un vecteur.

    Désolé, mais ça m’énerve de débunker. Avec cet article, Vous êtes donc comme n’importe quel mass-média : vous mettez surtout du temps de cerveau disponible avant de faire de l’information / éducation.

    • Petite précision sur le Yellow Cacke : moins de 1milliards € chaque année. En fait moins de 500 millions € /an depuis Mars 2011, car le prix l’U3O8 (Yellow Cake) est au ras de pâquerettes depuis la catastrophe nippone.
      De plus, son prix est très peu dépendant du prix du pétrole, contrairement au gaz !

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